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Equateur

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Etat d'Amérique du Sud (270'670 km 2 ), traversé par l'équateur, il est limité au nord par la Colombie, à l'est et au sud par le Pérou et à l'ouest par l'océan Pacifique.


La colonisation
Le territoire correspondant à l'actuel Equateur, passé au XV e  siècle sous la domination des Inca, fut conquis en 1531-1532 par Francisco Pizarro.

Libéré de la tutelle espagnole par le général Sucre (victoire de Pichincha, 1822), le pays constitua, avec la Colombie et le Venezuela, la fédération de Grande-Colombie jusqu'en 1830, date à laquelle il se proclama indépendant. Le reste du XIXe siècle est dominé par une âpre lutte entre conservateurs et libéraux puis par la dictature de Gabriel García Moreno (1861-1875).



Le XXe siècle
Au XX e  siècle, l'Equateur demeure la proie de désordres, que vient aggraver la maladie cryptogamique (dévastation de plantations de cacao, alors monoculture du pays). A partir de 1934, la vie politique est marquée par la personnalité de José Velasco Ibarra, élu cinq fois président et renversé par un coup d'Etat militaire en 1972. A la suite de la guerre contre le Pérou (1941-1942), l'Equateur perd presque la moitié de son territoire.

En août 1992, Sixto Durán Ballen (conservateur) est élu président de la République. Un nouveau litige frontalier avec le Pérou a éclaté en janvier 1995 à propos de la délimitation de la frontière dans la cordillère du Condor. Dans cette région, le bornage n'avait pas été effectué à la suite du protocole de Rio de Janeiro mettant fin au conflit de 1942. Cette affaire semblait classée lorsque les militaires équatoriens ont envahi la zone revendiquée. Cette expédition permettait aux militaires de justifier le maintien du budget de l'armée que le président Durán Ballen voulait réduire. Les élections de 1996 ont porté à la tête de l'Etat le populiste Abdalá Bucaram Ortiz, rapidement destitué pour incapacité mentale et provisoirement remplacé par l'ancien président du Congrès, Fabian Alarcon (1997).

Le 12 juillet 1998, le démocrate-chrétien Jamil Mahuad, est élu à la présidence de la République. En 1999, le pays est en proie à une crise économique sans précédent. Le mécontentement croissant de la population, qui réclame le départ du président Mahuad, se traduisit par la multiplication des mouvements de grève et par de nombreuses manifestations contre la politique d'austérité mise en œuvre par le gouvernement, prévoyant notamment le remplacement de la monnaie nationale, le sucre, par le dollar américain. Le président Mahuad est contraint de décréter l'état d'urgence (mars).

Au début de l'an 2000, de nouvelles manifestations populaires soutenues par une partie de l'armée conduisent le Congrès équatorien à se prononcer en faveur de la destitution du président Mahuad (le 21 janvier) et de la désignation du vice-président, Gustavo Noboa Berejano pour le remplacer. Cette décision prit de cours les manifestants, qui ont formé un triumvirat constitué par le chef d'état-major des armées, le général Carlos Mendoza, l'ancien président de la Cour suprême, Carlos Solorzano, et le président de la Confédération des nations indigènes d'Equateur (Conaie), Antonio Vargas. La Conaie, associée aux principaux syndicats, a en effet établi un «Parlement des peuples d'Equateur», peu après la proclamation de l'état d'urgence. Investi par le Congrès le 26 janvier, le nouveau président, Gustavo Noboa Berejano, déclare son intention de maintenir la «dollarisation» contestée par les manifestants.

 
Pour en savoir plus
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