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Dossier(s) : Thèmes > L'alimentation
 Femme kenyanne Photographie Leah Love, Atlanta
Une consommation fluctuante
L'homme se distingue assez peu des
autres animaux par ses besoins alimentaires, mais beaucoup par ses
façons de se nourrir: il accommode, transforme les aliments
naturels par la cuisine, pratique rituels et manières de
table, s'adonne à la consommation orgiaque ou au
jeûne volontaire, etc. L'alimentation humaine relève
donc de l'ordre du désir. Cependant, au cours de
l'histoire, les aléas climatiques, démographiques,
politiques, économiques n'ont cessé de ramener la
nourriture des hommes dans le champ strict du besoin.
Les manières
les plus anciennes
de trouver sa nourriture sont la chasse, la pêche et la
cueillette. Ainsi vécurent
les hommes
préhistoriques du néolitique, et vivaient encore
récemment les sociétés de chasseurs-cueilleurs
d'Afrique, d'
Australie ou
d'Amazonie. Contrairement à une idée répandue,
ce mode de subsistance suffit largement, le plus souvent, à
la satisfaction des besoins alimentaires et nutritionnels du
groupe, qui reste peu nombreux; une bonne connaissance du milieu
naturel lui permet de gérer les ressources de manière
optimale.
Cependant, au cours de
la préhistoire,
les conditions naturelles évoluent, parfois brutalement, comme
lors du réchauffement général de la Terre qui
débute vers 8'500 avant J.-C. (période du
mésolithique), entraînant le recul très important
des glaciers des Alpes et de la Scandinavie. La faune et la flore
s'en trouvent modifiées, obligeant les hommes à
changer leur type d'alimentation: le renne disparaît au
sud de la Baltique, au profit de l'élan, du cerf, du
chevreuil, du bœuf et du sanglier. Les hommes chassent à
l'affût. Ils se nourrissent moins de gros gibier,
davantage de petits animaux, de graines, d'herbes et de fruits.
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