Obélisque d'Arles

Catégorie : Monuments

En pratique

Horaires d'ouverture
Visible en extérieur
Adresse
Place de la République
13200 Arles
Site Internet

 


L'obélisque vu du toit de l'hôtel de ville
© Ville d’Arles

Descriptif
Date : IVe siècle

Symbole solaire et impérial dans l’Antiquité, élément décoratif, l’obélisque avait également une fonction pratique de repère au cœur du cirque romain, à l’intention des auriges (conducteurs de chars). On sait aujourd’hui que l’édifice a été taillé dans le granite d’une carrière romaine d’Anatolie. De conception monolithique (il fut brisé en deux à la fin de l’Antiquité), il mesure avec le piédestal, conçu par l’architecte arlésien Jacques Peytret, une vingtaine de mètres La pointe était coiffée d’un globe de bronze parsemé de fleurs de lys, surmonté d’un soleil doré.

Historique


L’obélisque provient de la spina (mur central autour duquel court la piste) du cirque romain. Il y fut installé lors de profondes transformations apportées à l’édifice, au IVe siècle. Après l’abandon de celui-ci, à partir du VIe siècle, l’obélisque s’effondra et se brisa en deux. Redécouvert en 1389, il sera régulièrement montré aux visiteurs de marque, tel Henri IV qui pensa le placer au centre de l’amphithéâtre. C’est pourtant, sur la place Royale, devant le nouvel hôtel de ville, que les consuls choisirent de l’ériger «pour la plus grande gloire du roi Louis XIV». Le transport demanda quarante jours et nécessita des moyens colossaux pour une distance de quelques centaines de mètres. La plus grande partie du fût se trouvait proche du site initial, et la pointe longue de quatre mètres, place Antonelle, dans le quartier de la Roquette où elle servait de banc. Mais il fut encore plus difficile de le dresser sur son piédestal (les fondations de celui-ci révélèrent par ailleurs l’existence de thermes romains à cet emplacement). On fit alors appel à des marins spécialisés dans la manutention des mâts de bateaux. Le 26 mars 1676, l’opération s’acheva par l’installation de la pointe. Le symbole royal, un globe de bronze surmonté d’un soleil, put y être installé. Celui-ci fut remplacé ensuite par divers autres emblèmes : bonnet phrygien, aigle napoléonien, coq de la Monarchie de Juillet avant de retrouver le soleil royal (définitivement déposé en 1866). Au XIXe siècle, divers ajouts décoratifs furent installés, notamment bassin et lions de bronze, modelés par Dantan.