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Abbaye de Montmajour

Catégorie : Edifice religieux

En pratique

Horaires d'ouverture
Monument ouvert à la visite

Tarifs

Pour toutes précisions relatives aux horaires et tarifs :
Tél : 00 33 4 90 54 64 17
Fax : 00 33 4 90 54 86 40

Adresse
Route de Fontvieille
13200 Arles
Site Internet

 


Vue aérienne de l'abbaye
© Ville d’Arles

Descriptif
L'abbaye est construite aux XIIe-XVIIe siècles.

Du latin «major» (plus grand), l’île de Montmajour, entourée d’étangs et de marais, culmine à une quarantaine de mètres. C’est sur ce site, aux portes d’Arles, que s’établit une première communauté de Bénédictins en 949, inaugurant huit siècles de vie monastique. Progressivement agrandie et enrichi, l’ensemble monastique deviendra rapidement un des pèlerinages les plus fréquentés en Europe, notamment lors du Grand Pardon de la Sainte-Croix, institué en 1030. Les nombreux édifices du site (bâtiments conventuels, cloître, chapelles, tour) présentent un intérêt architectural de tout premier ordre. Un nouveau monastère, édifié au XVIIIe siècle, marque le site d’une toute autre empreinte, inspirée de l’architecture civile grandiose et fonctionnelle. Après bien des vicissitudes historiques, l’abbaye de Montmajour fait aujourd’hui l’objet de nombreux travaux de restauration, la livrant progressivement à la curiosité des visiteurs. Elle est devenue par ailleurs un lieu d’exposition prestigieux, notamment dans le cadre des Rencontres Internationales de la Photographie.

L’abbaye de Montmajour présente deux ensembles conventuels. La construction du premier s’étend du XIe au XVe siècle et commence par l’ermitage Saint-Pierre constitué de deux chapelles dont l’une est troglodyte. Le XIIe siècle est celui de la première abbatiale, qui, bien qu’inachevée, s’impose par sa grandeur, sa simplicité et sa beauté (sa voûte d’ogive date du XIIIe s). Elle comprend des bâtiments conventuels, l’église Notre-Dame, construite sur une crypte en partie souterraine et ajoutée d’un cloître de style roman très décoré. A l’est, hors monastère, est édifiée la chapelle Sainte-Croix, évoquant un reliquaire monumental. Au XIVe siècle, un clocher et une puissante tour de défense dominent l’ensemble claustral. Ses 26 mètres de hauteur, offre un large panorama qui permet de mieux appréhender le site naturel d’origine, ainsi que la diversité complexe des bâtiments. Le monastère Saint-Maur, deuxième ensemble conventuel, construit au XVIIIe siècle est l’œuvre de l’architecte avignonnais Pierre Mignard. Des vingt-huit fenêtres que comptait sa vaste façade sud, seules quatre subsistent aujourd’hui.

Historique


C’est à une famille originaire de Bourgogne, les Teucinde, que les Bénédictins doivent leur implantation en 949 sur l’île de Montmajour, ancienne nécropole chrétienne habitée de quelques ermites. Organisé en communauté monastique régulière, d’abord sous le patronage de Saint-Pierre, ceux-ci vont au XIIe siècle entreprendre un vaste chantier qui donnera naissance au premier ensemble conventuel, placé sous la règle de saint Benoît. Communauté prospère, lieu de pèlerinage très fréquenté, l’abbaye de Montmajour connaîtra plusieurs siècles d’expansion et de rayonnement. Cependant, à partir du XIVe siècle, l’établissement est placé sous le régime de la commende (concession d’un bénéfice à un ecclésiastique séculier ou à un laïc) ce qui entraînera sa décadence spirituelle et matérielle. A la demande de l’archevêque d’Arles, et contre l’avis des moines, la congrégation de Saint-Maur est chargée de restaurer l’abbaye. Elle en pend possession en 1639, rétablit la discipline et engage à partir de 1703 l’édification du monastère Saint-Maur. En 1786 l’abbaye est sécularisée puis, à la Révolution, vendue comme bien national. Les bâtiments, en partie détruits, sont rachetés par la ville d’Arles en 1838, classé Monument historique à partir de 1845. Ils sont restaurés par Henri Revoil, sous le second Empire. Depuis 1945, l’abbaye est propriété de l’Etat.

La restauration, commencé par Revoil en 1862 sur le cloître, continuera avec Formigé de 1907 à 1955. Le monastère mauriste sera consolidé à partir de 1921. Cependant l’occupation des bâtiments par les troupes allemandes laissera les bâtiments en piteux état. Une importante campagne de restauration sera menée entre 1978 et 1988. Portant principalement sur les deux monastères, les opérations ont visé à protéger, sécuriser, voire restaurer l’existant, dans la perspective d’un accueil du public et d’expositions. En 1999, un nouvel espace d’accueil est conçu par l’architecte Rudy Ricciotti.






 
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