Les parois de la chambre sépulcrale sont couvertes de scènes inspirées de l’Ancien Testament. Les représentations murales bien visibles, quoique fragmentaires, ont été appliquées sur un enduit de mortier frais d’après le procédé habituel de la fresque. Parmi la série de fresques illustrant la paroi nord, on peut voir la désobéissance d’Adam et d’Eve, entre les deux personnages, le serpent tourné vers la femme s’enroule autour du pommier. La tête d’Adam est effacée, le visage d’Eve aussi est incomplet. La peinture suivante représente Daniel dans le fossé aux lions. Les deux fauves sont allongés aux pieds du jeune homme qui se tient debout, les bras levés au ciel. De chaque côté de Daniel on remarque des rubans se déroulant d’une couronne. Ces deux scènes s’inscrivent dans un rectangle délimité par des bandes de couleur brique. Près d’une niche creusée dans la paroi située à l’est de la chambre sépulcrale, on devine une silhouette très fragmentaire assise ou debout parmi des feuillages verts. Il n’a pas encore été possible d’identifier le sujet de cette fresque. Du même côté, la partie supérieure du mur présente un chrisme (monogramme du Christ) que souligne un motif en forme de ruban.
Les fouilles archéologiques, effectuées en 1975-1976, sur la place en pente située devant la cathédrale, permirent de mettre au jour le mausolée qui constituait, alors, le monument funéraire le plus important du pays, et ce aussi bien par ses dimensions que par l’intérêt archéologique qu’il représente. La construction de deux étages était composée dans sa partie supérieure d’une chapelle et au niveau inférieur d’une chambre sépulcrale ornée de peintures murales, à laquelle on accédait par un escalier descendant de l’entrée. Le long de la paroi sud de la crypte, se trouve un sarcophage en marbre de grande taille qui a sans doute été placé sous terre avant la construction du lieu de sépulture. Cette hypothèse est corroborée par le fait que le pan de mur qui se trouve derrière le cercueil n’a pas été revêtu d’enduit et qu’il ne comporte pas de fresques. On a également découvert les socles, en pierre calcaire et en grès, de deux autres sarcophages. Avec les os trouvés lors des fouilles, parmi les gravats jonchant la terre, on a pu reconstituer 14 squelettes. 17 pièces de monnaie disséminées près du sarcophage ont permis d’évaluer la période de construction du monument. Les pièces les plus anciennes remontent à 350 et les plus récentes datant d’une période ultérieure à 365-367, on en déduit que la sépulture a été bâtie en trois étapes dans les années 50-60 du IVe siècle. La chapelle à nef unique située à l’étage supérieur fut édifiée au plus tard en 395, alors que la crypte existait déjà. A l’époque des grandes invasions, après le départ des légions romaines, le bâtiment funéraire servit de maison d’habitation. Ses occupants pillèrent les objets de valeur et brisèrent le sarcophage à coups de hache de combat. (Cette arme fut retrouvée sur place à l’époque des fouilles).