Histoire

Voyage

Espace ludique  
Accueil
 
 



 

Histoire

Dossier(s) : Epoques > Antiquité > Empire Romain > 

L'avènement d'un nouvel Empire

IIIe siècle ap J.-C. - IVe siècle ap. J.-C.
© Hachette Livre et/ou Hachette Multimédia

Sommaire

 Gallien
 Aurélien
 Dioclétien (284-305) et Maximien (286-305)
 Constantin I le Grand
 La prospérité du IVe siècle
 La paix romaine

article précédent article suivant

 



L'Empire romain sous Alexandre Sévère (vers 230 apr. J.-C.)
Carte Hachette Livre

En contraste, le IIIe siècle apparaît comme une époque de troubles, qui aboutit à une mutation des institutions :

En Europe, les peuples germaniques, déstabilisés par de grandes migrations, essaient de franchir le Rhin et le Danube.  

En Afrique, il y a parfois coïncidence entre les révoltes des nomades et celles des montagnards.  

En Asie, les Sassanides, qui ont renversé la dynastie parthe des Arsacides, se révèlent très agressifs. L'Empire romain, fragilisé, ne dispose que de forces armées inférieures à 500'000 hommes, alors qu'il doit se battre simultanément sur plusieurs fronts. Cet effort de guerre entraîne une augmentation des impôts, des exactions, mais aussi plusieurs dévaluations monétaires. Les soldats, dont le montant des primes dépasse celui de leur solde, multiplient les proclamations d'empereurs. Ces derniers meurent fréquemment sur le front, parfois au combat. Ainsi, Valérien est fait prisonnier par les Parthes (260), ce qui provoque un morcellement de l'Empire.

En Orient, les Palmyréniens d'Odenath sauvent les provinces romaines, avant que l'épouse de ce prince, Zénobie, ne tente une usurpation. Sur le Rhin, Postumus crée un «empire gaulois» qui va durer une quinzaine d'années.


Gallien
C'est Gallien, cultivé et hellénophile, qui prend les mesures les plus énergiques. Il constitue une armée centrale plus mobile, encadrée par des généraux sortis du rang. De ce fait, il retire aux sénateurs tous les commandements militaires. Gallien et ses successeurs repoussent la grande invasion des Goths.

Aurélien
Il restaure l'unité de l'Empire (274), procède à un rétablissement partiel de la bonne monnaie et emmuraille Rome. Une grande incursion germanique ravage les Gaules, mais les Romains reprennent l'avantage et s'avancent jusqu'en basse Mésopotamie. Dans son ensemble, l'Empire a bien résisté, mais les provinces ont été localement ruinées par les fréquents passages des armées romaines et barbares. Le sénat, quant à lui, est devenu le simple conseil municipal d'une capitale désertée par les empereurs.  
 

Dioclétien (284-305) et Maximien (286-305)
En 286, deux augustes, Dioclétien en Orient et Maximien en Occident, gouvernent le monde romain. En 287, ils prennent respectivement les titres de Jovius et d'Herculius.  

En 293, pour faire face à l'extension géographique et économique de l'Empire, un système original de partage quadripartite du pouvoir se met en place, la tétrarchie. Maximien prend pour césar l'ancien préfet du prétoire Constance Chlore, chargé de la Bretagne et de la Gaule. Peu après, Dioclétien fait de même avec Galère, qui devient responsable de la péninsule balkanique.  

La défense de l'Empire s'appuie donc sur les quatre résidences impériales de Trèves (Constance), Milan (Maximien), Sirmium (Galère) et Nicomédie (Dioclétien), tandis que Rome reste la capitale officielle, toujours désertée par les princes. La paix règne sur toutes les frontières à partir de 298.  

La réorganisation de l'Empire
Le nombre des légions passe de 39 à 60, mais leurs effectifs sont variables. L'administration impériale est renforcée et les impôts (capitation et impôt foncier) sont augmentés. La bonne monnaie fait une réapparition, mais elle demeure fabriquée de billon, et non plus d'argent comme ce fut le cas sous le Haut-Empire. Une flambée des prix, combattue par un édit du maximum du prix des marchandises et des services applicable dans tout l'Empire, accompagne cette politique monétaire.  

Dioclétien s'attaque aussi aux croyances jugées dangereuses, d'abord au manichéisme, ensuite au christianisme (303-304), par quatre édits successifs qui font des milliers de victimes, surtout en Orient, en Italie et en Afrique.  

En 305, Dioclétien et Maximien Hercule abdiquent, leurs Césars Constance Chlore et Galère les remplacent.  Mais le système est déréglé en 306 par la mort de Constance Chlore et la proclamation par ses troupes de son fils Constantin (306-337), qui prend le contrôle des Gaules, des Germanies, de l'Hispanie et de l'île de Bretagne.  
 

Constantin I le Grand
Constantin s'empare de l'Italie en 313 et de tout l'Orient en 324. Après avoir autorisé le christianisme, il s'y convertit lui-même, faisant du monde romain un empire chrétien de droit divin, puis s'installe à Byzance, débaptisée en Constantinople en 330, site à mi-chemin entre les fronts oriental et danubien.

Ce pari est gagné par son fils Constance II; la nouvelle capitale reçoit sénat, magistrats et jeux, et atteint 200'000 habitants à la fin du siècle. Constantin et ses fils développent l'administration impériale, favorisent le christianisme jusqu'en 361, et interdisent le culte païen en 391.  

La prospérité du IVe siècle
Le IV e  siècle est une période de paix pour l'Empire, ce qui permet une réelle prospérité, malgré les fréquentes opérations militaires pour défendre les frontières et des guerres civiles.  

Rome demeure la première métropole, et ses sénateurs assurent les principales dépenses: plusieurs basiliques chrétiennes sont construites (au Vatican, au Latran ou hors les murs); l'annone est distribuée à 200'000 allocataires, et le calendrier des jeux maintenu. Mais l'Eglise catholique, affaiblie par l'essor de l'arianisme, ne conquiert la cour impériale que dans le dernier quart du siècle. L'élite sénatoriale accepte progressivement d'adopter le christianisme.  

Dans tout l'Empire, la vie urbaine demeure florissante, mais nombreux sont les chefs-lieux désormais entourés de murailles bâties, parfois, avec des matériaux provenant de bâtiments publics et de nécropoles abandonnés.  

Les élites locales sont astreintes à de lourdes charges fiscales, qu'elles répercutent sur leurs administrés. Si les plèbes urbaines bénéficient encore de possibilités de promotion sociale, dans les campagnes les hommes libres sont désormais attachés héréditairement à la terre.

La paix romaine
La paix romaine ( pax romana ) est le nom donné par les Romains à la situation de prospérité économique et de sécurité militaire qui prévaut dans l'ensemble des territoires qu'ils administrent, de l'apogée de l'expansion de Rome à la partition de l'Empire, en gros du I er  siècle au milieu du III e  siècle de notre ère.  

L'ordre du monde, pour les Romains, est le fruit de l'harmonie entre les dieux et les hommes qui les servent. Ainsi, chaque foyer, comme chaque individu, relève d'une divinité particulière, à qui il adresse offrandes et prières, tandis que l'empereur, divinisé depuis Auguste, incarne physiquement la cohésion impériale. La paix elle-même est une divinité, Pax, que l'on adore comme pax deorum (paix des dieux), garante de la prospérité et de la santé des hommes, et de l'ordre du monde, puis comme pax romana (paix romaine) avec l'extension de l'empire sur des territoires et des peuples très différents.  

La victoire, signe de faveur divine, impressionne autant les peuples vaincus et assimilés à Rome que les Romains eux-mêmes. La civilisation impériale, dont la capacité d'assimilation des cultes locaux est considérable (phénomène de syncrétisme religieux), n'interdit ou ne réprime pas les cultes locaux (à l'exception du druidisme gaulois et du christianisme), mais leur intègre celui de la Paix.  

Conscients de l'importance de la propagande pour asseoir leur pouvoir, les empereurs s'attachent, pendant la période d'expansion de l'Empire, à développer le culte de la Paix par l'érection de temples et la frappe de monnaies à son effigie.  Le recours aux artistes pour célébrer la paix romaine est fréquent, ainsi en littérature, avec un exemple de l'éloge de la divine Paix dans le Panégyrique de Trajan de Pline le jeune.

article précédent article suivant
 
Pour en savoir plus
Empire Romain
La monarchie augustéenne et le Haut-Empire
L'art de la Rome antique
Les Goths




 
Lieux à visiter

Italie


 
Lieux liés

Italie


 

 

 
Accueil   |   Copyright   |   Contact   |   Réalisation Media Welcome