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Test d'une bombe atomique américaine de 23 kilotonnes, le 18 avril 1953
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Contexte Légalité Différents types de doctrine
La dissuasion nucléaire est une doctrine stratégique adoptée pendant la guerre froide. Elle a fait l'objet de modélisations par la théorie des jeux.
Clés d'activation de missiles nucléaires LGM-118A Peacekeeper dans un bunker de l'USAF.
Contexte Avec le début de la Guerre froide, les deux superpuissances sont entrées dans ce que l'on appelle « dissuasion nucléaire » ou « équilibre de la terreur ».
Cette notion consiste en la peur, dans les deux camps, de l'utilisation par l'autre de l'arme nucléaire. Si c'était le cas, l'agressé répliquerait avec les mêmes armes et, en raison de la puissance et des effets des armes nucléaires, chacun pourrait être totalement détruit (MAD, Mutually Assured Destruction ou « Destruction mutuelle assurée ») ou au moins subir des dégâts très importants, si bien que les avantages d'être l'agresseur sont quasi nuls. La stabilité de cette configuration, où deux adversaires se dissuadent ainsi mutuellement, dépend avant tout de la capacité de l'agressé à frapper nucléairement l'autre après avoir subi une première frappe atomique. C'est la « capacité de seconde frappe », élément moteur de la course aux armements qui a opposé les deux superpuissances durant la Guerre froide.
Du fait de leur exceptionnel pouvoir létal en une seule frappe, les armes nucléaires sont longtemps apparues comme essentiellement des armes de pression politique. C'est là l'objectif explicite de la force de dissuasion nucléaire française, élaborée à partir de 1958 par le général de Gaulle.
Cette primauté accordée à l'usage dissuasif de l'arme nucléaire n'est cependant pas universelle : celle-ci est apparue progressivement mais rapidement aux États-Unis, mais ne faisait pas partie du corpus doctrinal officiel de l'URSS. Toutefois la dissuasion mutuelle pesait sur les relations entre les deux pays, comme semblent en témoigner les résolutions « pacifiques » des crises qui ont ponctué la guerre froide. Au contraire, certains auteurs, tels Bruno Tertrais, affirment qu'.
Légalité Suite à la Résolution 49/75 K de l’Assemblée générale des Nations Unies qui demandait, le 15 décembre 1994, à la Cour internationale de justice de rendre un avis consultatif sur la question « Est-il licite, selon le droit international, de recourir à la menace ou à l’emploi d’armes nucléaires dans quelques circonstances que ce soit ? », celle-ci a publié un avis consultatif le 8 juillet 1996 qui déclare que . Néanmoins, dans ce même avis, la cour précise en conclusion que .
La Cour a conclu que ni le droit coutumier ni le droit conventionnel ne contenait d'interdiction spécifique et complète des armes nucléaires et que tout emploi d'une arme de cette nature serait soumis aux principes ordinaires du droit relatif au recours à la force et du droit international humanitaire .
Le fait que, pour quelque raison que ce soit, la Cour n'a pas décidé que l'arme nucléaire est toujours interdite implique que les partisans de l'illégalité ont échoué; leur but était justement d'obtenir de la Cour ce qu'ils n'ont pas obtenu, à savoir, la proclamation que les États nucléaires n'ont en aucun cas le droit d'utiliser l'arme qu'ils détiennent. Vice versa, du seul fait que la Cour n'a pas arrêté que la menace ou l'emploi de l'arme nucléaire est prohibé en toutes circonstances, les partisans de la légalité ont eu gain de cause en substance : leur souhait que leur politique de dissuasion nucléaire ne fût pas entachée hic et nunc d'illégalité a été exaucé .
L'affirmation précédente est toutefois à nuancer puisque certains auteurs tels Francis Boyle s'appuient sur cet avis consultatif pour affirmer l'illégalité de la dissuasion nucléaire.
Différents types de doctrine Les doctrines les plus représentatives en matière de stratégie nucléaire sont la doctrine Dulles, ou doctrine des représailles massives, et la doctrine Mac Namara.
La première fut la doctrine nucléaire américaine de 1953-54 à 1962 (où elle fut remplacée par la doctrine MacNamara de riposte graduée). La doctrine nucléaire Dulles, extrêmement rigide, avait un principe simple : toute attaque soviétique contre un pays membre de l'OTAN exposait l'URSS à des représailles nucléaires massives sur ses villes, sans préavis et sans retenue.
En 1962, la doctrine MacNamara (ou doctrine de la riposte graduée) devient la ligne géopolitique choisie par les Américains en matière de stratégie nucléaire : elle implique un recours progressif et adapté aux armes de destruction massive. Robert McNamara, secrétaire d'état dans l’administration Kennedy, veut s’écarter de la précédente doctrine Dulles, dite des représailles massives. Dans le cas où la dissuasion échouerait, refusant une stratégie nucléaire apocalyptique, il cherche un moyen de poursuivre des négociations pour mettre fin au conflit, même après une première utilisation d’armes nucléaires.
Deux types de dissuasion existent :
Dissuasion unilatérale
Dissuasion bilatérale Le rapport de forces entre les États sera déterminant.
Ci-dessous quelques exemples :
L'Inde et le Pakistan possèdent chacun l’arme nucléaire (relation symétrique) mais par cette dissuasion aucun des deux n’est tenté d’en faire usage.
L'épisode du débarquement de la Baie des Cochons illustre un rapport de forces asymétrique. Les États-Unis disposant d'une nette supériorité nucléaire.
Le coût économique nécessaire pour posséder l’arme nucléaire étant inférieur au coût de destruction, le jeu est gagnant en termes de coût de destruction mais en coût absolu (indépendamment des retombées civiles) l’avantage est moins net.
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Source : Wikipédia en français
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