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Dossier(s) : Epoques > Epoque contemporaine > La guerre froide > 

L'effondrement du système communiste


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Sommaire

 La chute du mur de Berlin
 Perestroïka et glasnost
 Le communisme actuellement

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La fin des démocraties populaires et de l'URSS

Au début des années 1980, le système communiste, qui dispose dans le monde entier d'un immense réseau de partis, de sympathisants, d'organisations alliées, est à son apogée : une quinzaine de pays du tiers-monde s'en réclament.

 

Or, à partir de 1985, ce système entre en désagrégation. Face à des résistances parfois armées et à la pression grandissante des Occidentaux, les Soviétiques sont contraints de reculer, comme en Afghanistan. Les États-Unis interviennent militairement à Grenade, où Maurice Bishop est assassiné. Au Nicaragua, soumis à une pression économique et financière intraitable ainsi qu'à la guérilla des Contras, les sandinistes sont battus aux élections de 1990.

 

Mais c'est en Europe que l'évolution est la plus spectaculaire : économiquement affaibli, le gouvernement soviétique, dirigé par Mikhaïl Gorbatchev depuis 1985, ne peut faire face au défi technologique que lui lancent les États-Unis (la «guerre des étoiles») et va céder à la poussée contestataire des sociétés de l'Europe de l'Est.


La chute du mur de Berlin

L'événement décisif qui déclenche la désintégration des régimes communistes est l'ouverture puis la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Les régimes hongrois, polonais et tchécoslovaque vont rapidement sombrer à la faveur d'élections libres.

 

L'élimination du dictateur roumain Ceausescu, la mise à l'écart du premier secrétaire du parti communiste bulgare Jivkov, suivis, en Albanie, de l'abolition du dernier régime bâti sur le modèle stalinien, marquent la fin des démocraties populaires en Europe de l'Est, où les nouveaux gouvernements, au milieu de difficultés économiques préoccupantes et, parfois, de graves conflits ethniques, s'orientent péniblement vers la démocratie parlementaire et l'économie de marché.

 

Parallèlement, les partis communistes des pays démocratiques sont entrés en crise : déjà marginaux en Amérique du Nord, en Asie et en Australie, ils subissent en Europe de graves revers électoraux. Quelle que soit la tactique adoptée – autocritique relative, compromis historique (en Italie), eurocommunisme –, ils reculent au début des années 1990.


Perestroïka et glasnost

En 1991, c'est le cœur même du système qui est atteint en URSS. Le premier pays communiste, qui a non seulement ignoré mais aussi combattu la démocratie parlementaire et l'économie de marché pendant soixante-dix ans, est traversé par une crise gigantesque dans tous les secteurs (économique, politique et culturel).

 

Dès 1986, Mikhaïl Gorbatchev avait tenté d'instaurer des réformes : sur le plan intérieur, il avait lancé la perestroïka (la réorganisation économique et administrative) et la glasnost (la transparence politique et culturelle), mais il se heurtait à la fois aux forces centrifuges – nationalistes et religieuses – des républiques périphériques de l'Union soviétique (Estonie, Lituanie, Lettonie, Azerbaïdjan, Arménie, républiques d'Asie centrale) et aux forces conservatrices (la nomenklatura communiste, l'armée), désireuses de préserver les structures anciennes.

 

Au sommet de l'État, une lutte implacable se déclencha alors pour le pouvoir, créant une grande instabilité politique : en août 1991, l'échec d'un putsch conservateur conduit à l'éviction des communistes de la direction du pays, à l'interdiction du parti et à la disparition de l'URSS.


Le communisme actuellement

Le communisme reste cependant au pouvoir à Cuba, en Corée du Nord, au Viêt-nam et en Chine. À Cuba, l'effondrement du camp soviétique joint au blocus maintenu par les États-Unis a accentué les difficultés économiques, au point qu'une «période spéciale» a été décrétée au milieu des années 1990, marquée par des restrictions draconiennes.

 

En Corée du Nord, à la mort du dirigeant historique Kim Il-sung en 1994, la passation du pouvoir à son fils Kim Jong-il indique une conception autocratique du communisme, dans un pays qui reste fermé aux influences occidentales. Le Viêt-nam a choisi de s'ouvrir en partie à l'économie de marché et s'est réconcilié avec les États-Unis.

Quant à la Chine, après la répression des manifestations du Printemps de Pékin en 1989, la mort de Deng Xiaoping en 1997 marque la disparition des derniers dirigeants historiques du communisme chinois, ceux qui participèrent à la prise du pouvoir avec Mao Zedong.

 

Les communistes ont comblé une partie de leurs pertes électorales en Europe, et sont même parfois revenus au pouvoir, comme en Pologne et en Italie – où le parti ne s'intitule cependant plus «communiste».

 

À l'aube du XXIe siècle, la question reste de savoir si le communisme peut se ramener au seul stalinisme, ou si celui-ci en a été une perversion. Des ouvrages paraissent sur ce thème, et la persistance des communistes au pouvoir en Chine, dans le pays le plus peuplé du monde, montre que le communisme, qu'on a voulu enterrer avec l'URSS, n'a sans doute pas disparu de la scène politique mondiale.


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