Les abbés Gaime et Gâtier ont
inspiré le personnage du Vicaire dans la
Profession de foi du
Vicaire savoyard.
Abbé Jean-Claude Gaime (1692-1761)
Jean-Jacques Rousseau fréquente
l'abbé Gaime en 1728 à Turin, après sa
conversion au catholicisme. Il le décrit
"plein de bon sens, de
probité, de lumières et l'un des plus honnêtes
hommes que j'aie connus "
.
Cet abbé modeste pousse le jeune
Jean-Jacques à la modération, le " met à sa
place ", ni trop haut, ni trop bas, en lui parlant de
sagesse. Il place en lui " un germe de vertu et de religion
qui ne s'effaça jamais ". Il privilégie la
morale dans le
christianisme,
plus que la théologie ou la liturgie. Il émet de
discrètes réserves sur la révélation.
Abbé Jean-Baptiste Gâtier (1703-1760)
Cherchant plus tard à être
prêtre avec l'aide de
Madame de Warens,
Rousseau rencontre l'abbé Gâtier au séminaire
et trouve en lui un ami sensible. La situation marginale de
l'abbé et les malheurs que Rousseau lui attribue
inspirent certains traits du Vicaire Savoyard.
Cet homme aurait fait, comme le Vicaire,
un enfant à une fille et aurait été ensuite
emprisonné et chassé.
"L'on conçoit
déjà que l'honnête M. Gaime est, du moins en
grande partie l'original du Vicaire Savoyard. Seulement la
prudence l'obligeant à parler avec plus de réserve,
il s'expliqua moins ouvertement sur certains points."
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