 Turin © Collection Jean-Jacques Monney, Genève
Le 12 avril 1728, le jeune Jean-Jacques
Rousseau se présente à l'hospice des
catéchumènes de la confraternité du
Spirito Santo,
derrière le Séminaire métropolitain que
l'architecte Juvarra avait achevé à Turin trois ans
plus tôt : après
Madame de Warens,
Rousseau se convertit au catholicisme.
Il quitte rapidement le séminaire, pour
découvrir la vie d'une grande ville :
"La première chose que
je fis fut de satisfaire ma curiosité en parcourant toute
la ville, quand ce n'eût été que pour
faire un acte de ma liberté. J'allai voir monter la
garde ; les instruments militaires me plaisaient beaucoup. Je
suivis des processions ; j'aimais le faux bourdon des
prêtres. J'allai voir le palais du roi : j'en
approchais avec crainte ; mais voyant d'autres gens
entrer je fis comme eux, on me laissa faire. (...) je
conçus une grande opinion de moi-même en me trouvant
dans ce palais : déjà je m'en regardais presque
comme un habitant ".
Jean-Jacques se laisse aller à ses
désirs érotiques dans la capitale du nouveau royaume de
Sardaigne, retrouve
l'abbé
Gaime puis entre au service du comte de Gouvon.
Rousseau quitte Turin en juin 1729 pour
rejoindre
Annecy, où
l'attend Madame de Warens.
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