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Troisième guerre de religion

1569 - 1570
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Sommaire

 Fracture entre catholiques et réformés
 L'édit de Saint-Germain
 L'intervention de l'Espagne aux Pays-Bas

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Serment d'Henri IV aux protestants
Après la bataille de Jarnac
Musée National du Château de Pau

Fracture entre catholiques et réformés
La guerre allait reprendre bientôt, d'autant que les tensions aux frontières dessinaient nettement des lignes de fracture entre catholiques et réformés. Aux Pays-Bas, le duc d'Albe s'illustrait par la cruauté de sa politique répressive, ce qui inquiétait les protestants français, mais aussi les catholiques modérés - le comte de Hornes, décapité en juin 1568, était un Montmorency. Coligny et Condé s'accordèrent avec Guillaume d'Orange et Louis de Nassau pour s'aider réciproquement (août 1568)

En Angleterre, Marie Stuart, reine catholique d'Ecosse et cousine des Guise, se retrouvait prisonnière de fait d'Elisabeth I. Enfin, l'Espagne comme la papauté poussaient le roi de France à agir contre les huguenots.

Charles IX prit alors la tête des factions catholiques intransigeantes, et voulut faire arrêter Condé et Coligny, alors en Bourgogne (août 1568). Cependant, Gaspard de Saulx-Tavannes, chargé de cette mission, ne put se saisir des chefs protestants, qui, au terme d'une longue fuite, trouvèrent refuge à La Rochelle. Le roi publia alors l'édit de Saint-Maur (23 septembre 1568), qui interdisait le culte réformé


L'édit de Saint-Germain
Face à l'intransigeance royale, les protestants prirent les armes. Il furent vaincus à Jarnac (13 mars 1569), bataille à la suite de laquelle Condé fut assassiné ; en représailles, ils commirent les massacres de La Roche-L'Abeille, en Limousin, et de La Chapelle-Faucher, en Périgord. Les protestants furent de nouveau vaincus à Moncontour en octobre 1569. Coligny et les troupes qu'il avait réunies au début de l'hiver entamèrent alors une marche qui les conduisit vers le midi puis les fit remonter par la vallée du Rhône, jusqu'à atteindre La Charité-sur-Loire.

Malgré l'échec militaire de Condé et de Coligny, le roi publia le 8 août 1570 l'édit de Saint-Germain, particulièrement favorable aux protestants. En particulier, ces derniers obtenaient pour la première fois quatre places de sûreté : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité. Les dispositions de l'édit de Saint-Maur étaient annulées : les protestants recouvraient la liberté de culte dans les lieux où il avait été autorisé jusqu'au 1 er  août 1570.

L'intervention de l'Espagne aux Pays-Bas
Cet édit mécontenta les catholiques. La situation extérieure, avec la suite de l'intervention de l'Espagne aux Pays-Bas, tourna cependant les esprits vers d'autres horizons, et les affaires espagnoles ne sont pas étrangères au massacre de la Saint-Barthélemy, qui relancèrent en France les guerres de Religion.

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