 La Chine des Song et des Yuan (960-1368) Carte Hachette Multimédia
Correspondant à la XIXe dynastie chinoise, les Song ont régné de 960 à 1279. Contrairement aux autres grandes dynasties chinoises, les Song ont brillé beaucoup plus par le raffinement de leur civilisation que par leur puissance. Le transfert de la capitale au sud, sous la poussée nomade, permet de distinguer deux périodes: les Song du Nord et les Song du Sud.
Les Song du Nord (960-1126)
Envoyé contre les nomades par l'empereur des Zhou (Tcheou) septentrionaux, l'un des souverains de cette période terrible qui suivit la fin des Tang, le général Zhao Kuang-yin (Tchao Kouang-yin) fut forcé par ses lieutenants de revêtir la robe impériale et de marcher sur la capitale, Kaifeng, pour y fonder une nouvelle dynastie, celle des Song. Devenu l'empereur Tai-zu (T'ai-tsou, 960-976), Zhao anéantit le pouvoir des généraux et dirigea lui-même l'armée. Souverain énergique, contrairement aux apparences, il sut redonner à l'empire une certaine puissance et plaça le Tonkin sous son protectorat en 973.
La sélection des hauts fonctionnaires Pour réorganiser l'administration, qui s'était désintégrée au cours de la période des Cinq Dynasties, Tchao remit en vigueur le système des examens impériaux, organisés désormais de manière régulière tous les trois ans dans chaque district, suivant un principe qui devait rester le même jusqu'à leur abolition au début du XXe siècle. Les candidats, auxquels on soumettait plusieurs sujets de dissertation tirés des classiques confucéens, restaient enfermés plusieurs jours dans de minuscules cellules. Les lauréats (deux cents sur plusieurs milliers) pouvaient avoir accès aux plus hautes charges et constituaient cette gentilhommerie de fonctionnaires (lettrés, mandarins), qui, à l'exception d'une brève éclipse sous les Yuan, allaient gouverner seuls la Chine pendant des siècles.
Au cours du XIIe siècle, le système fut complété par la création de collèges et d'une université d'Etat, où les études, fort poussées, étaient sanctionnées par des contrôles mensuels et des examens bisannuels.
L'essor des campagnes Dès les débuts du règne de T'ai-tsou, la production agricole connut un accroissement notable (amélioration des techniques, moulins, irrigations), de sorte que la population chinoise devait atteindre dans le courant du XIIe siècle une centaine de millions d'habitants (soit deux fois plus qu'au VIIIe siècle). La condition paysanne par elle-même resta cependant très misérable car, contrairement aux Sui ou aux Tang, les Song n'entreprirent pas de grande réforme agraire; la terre appartenait entièrement à de gros propriétaires. Cette situation, rendue plus critique par une inflation générale, appelait des mesures énergiques: au XI e siècle, l'audacieux Wang Ngan-che (1021-1086), chef d'un «parti réformateur», attaqua les monopoles commerciaux au profit des petits commerçants et fit bénéficier les petits cultivateurs de crédits substantiels. En même temps, le salaire des fonctionnaires fut largement relevé pour qu'ils n'aient pas la tentation de se livrer à des exactions. Un parti réactionnaire se dressa bientôt contre Wang et parvint à anéantir toute son œuvre. En 1102, l'ère des réformes avait vécu.
La vie urbaine sous les Song Les regroupements sociaux caractéristiques de l'époque des Song se manifestèrent par l'apparition d'une vie urbaine intense.
L'organisation urbaine Dans de vastes agglomérations tracées au cordeau, des avenues parfois larges de plusieurs dizaines de mètres empêchaient la propagation des incendies (la plupart des maisons étaient en bois). L'Etat entretenait d'ailleurs un important corps de pompiers très bien équipé. Sur des tours bâties à chaque carrefour, des cloches sonnaient toutes les heures du jour et de la nuit. A sept heures, la population était éveillée et les portes ouvertes.
Les habitants Les différents métiers, regroupés en guildes, étaient répartis suivant des quartiers bien déterminés; des accessoires vestimentaires particuliers permettaient de reconnaître au premier coup d'œil le métier de tel ou tel. Une multitude de restaurants servaient des plats de toutes les provinces, avec une paire de baguettes et une serviette en papier. Le service des ordures était assuré par des contractants. Les œuvres sociales se développèrent sous l'influence bouddhique (hôpitaux, orphelinats, maisons de vieux, pompes funèbres pour les pauvres). De nombreux clubs et sociétés regroupaient les amateurs de poésie, les joueurs ou les marchands simplement désireux de se réunir. En règle générale, parvenus aussi bien que beaux esprits se retrouvaient dans les maisons de thé ou chez les courtisanes en renom, dont le rôle dans la société était de premier plan. En contrepartie de cette existence colorée, les villes abritaient toute une faune de voleurs à la tire, de proxénètes et de faussaires.
Les fêtes Les nombreuses fêtes réparties au long de l'année permettaient au peuple d'oublier les soucis d'une existence active. Les plus populaires étaient la fête du Printemps, celle du Troisième Mois, l'anniversaire de la naissance du Bouddha et la fête des Lanternes, cette dernière se tenant tous les mois. Certaines cérémonies officielles se déroulant dans la capitale étaient honorées de la présence de l'empereur. La plus grande attraction en était les éléphants envoyés en tribut par les petits Etats vassaux du Sud-Est asiatique.
Les Song du Sud (1127-1279)
Fait assez rare en Chine, les Song
donnèrent la primauté absolue à la politique
intérieure. Dès le règne de T'ai-tsou, pourtant,
la pression des Mongols Khitan se fit durement sentir sur les
confins septentrionaux. Au lieu de lutter, les Song
préférèrent leur acheter la paix au prix d'un
lourd tribut annuel (chose difficilement pensable dans le
passé).
L'invasion de la Chine du Nord
Les Khitan sinisés fondèrent en Mongolie et en
Mandchourie une dynastie Liao, bientôt renversée et
remplacée dans les confins septentrionaux par une tribu
vassale, celle des Jin (Jürchen). Ces derniers
n'étaient guère portés à transiger. A
peine avaient-ils soumis leurs anciens maîtres qu'ils
envahirent la Chine du Nord, s'emparèrent de
l'empereur Huizong (Houei-tsong), obligeant la cour à
abandonner sa capitale de Kaifeng, près du fleuve Jaune,
pour se réfugier en 1127 à Hangzhou, à plus
de deux cents kilomètres au sud du Yangzi (fleuve Bleu), le
point le plus méridional jamais choisi pour une capitale
impériale.
La naissance d'une nouvelle
civilisation
Une fois refoulés au sud, les Song semblent avoir
renoncé à tout désir de reconquérir le Nord.
L'importance prise par les régions méridionales au
cours des siècles précédents permettait
d'ailleurs d'y constituer un Etat beaucoup plus
cohérent que n'avaient pu le faire les Cinq Dynasties du
Sud. La cour, l'aristocratie et les marchands se
laissèrent aller à la douceur de vivre, édifiant
une civilisation d'un raffinement extrême, tout
entière tournée vers l'art et le plaisir.
L'arrivée des Mongols
Malgré de périodiques et brèves remontées
au pouvoir d'un « parti militariste », il
n'y eut guère de conflits avec les Jin. En effet, les Song
se placèrent (comme avec les Liao), sous leur vassalité;
le traité de 1165 mit les deux Etats sur un pied
d'égalité. L'invasion de l'empire des Jin par
les Mongols (1210) fit un moment croire aux Chinois qu'ils
étaient débarrassés de voisins gênants,
illusion entretenue du reste par l'arrêt momentané de
la conquête.
Sous la conduite d'un aventurier de
génie, Kia Sseutao, qui créa en particulier des terres
nationalisées destinées au budget de l'armée, on
put même espérer une renaissance nationale. En fait, il
en résulta une plus grande tension sociale. Lésée
par ces mesures, l'aristocratie accueillit presque avec
soulagement les Mongols quand ceux-ci pénétrèrent
enfin à Hangzhou en 1279. Toute la Chine fut alors
placée pour près d'un siècle sous le joug
barbare.
La civilisation des Song
Jamais la Chine n'avait connu un tel
épanouissement culturel et artistique. Le développement
de grands centres urbains (Kaifeng, Hangzhou) donna naissance
à une vaste aristocratie urbaine de fonctionnaires et de
marchands (mieux admis désormais dans les milieux
lettrés), qui cultivait jusqu'à l'excès le
plaisir de l'instant présent, comme pour ne rien perdre
des dernières heures précédant la tourmente.
Le développement
économique
Le développement urbain et agricole, et la croissance
considérable de la population dans le Sud
s'accompagnèrent de réels progrès dans le
domaine technique (industrie minière, métallurgie,
chantiers navals). Le commerce intérieur comme le commerce
extérieur se développèrent considérablement.
Les échanges les plus importants se
faisaient avec les nomades du Nord (Liao puis Jin), mais la Chine
restait en contact étroit avec toute l'Asie
méridionale, jusqu'à l'Inde. Marier sa fille
à un «capitaliste» indien de Canton ou de Hangzhou
était une excellente affaire: les quartiers étrangers se
multipliaient dans tous les ports, où s'effectuait la plus
grande partie du commerce extérieur (exportations de thé,
la Route de la
soie) et surtout porcelaine: les céladons Song se
répandirent dans le monde entier).
Parallèlement au commerce, les
activités financières et bancaires s'accrurent
sensiblement: on imprima un grand nombre de billets de banque,
portant un numéro de série ainsi que la mention
«tout contrefacteur sera décapité».
La pensée Song
Après une longue stagnation, la philosophie chinoise
se développa à nouveau sous les Song.
Les penseurs politiques
Pour la première fois, on put parler de partis
(«réformateurs» et «conservateurs»), qui
rassemblèrent leurs théories politiques dans des
ouvrages du plus haut intérêt. Le penseur le plus
original reste le grand syncrétiste Tchou Hi (1130-1200),
qui introduisit dans le confucianisme des éléments
taoïstes (entre autres la notion de t'ai-ki, le
«faîte suprême») et bouddhistes. Son
interprétation des classiques devait prévaloir
jusqu'au XX
e
siècle. Les lettrés
confucianistes se livrèrent par ailleurs à un nombre
impressionnant de travaux d'érudition, dont le plus
précieux est le Tseu tche t'ong kien («miroir pour
aider à gouverner»), immense encyclopédie
rédigée par Sseu-ma Kouang (1019-1086), un des plus
farouches adversaires de Wang Ngan-che, où l'auteur fait
un tableau magistral de la civilisation chinoise depuis les
origines.
Les essayistes
Les grands essayistes de l'époque des Song,
très nombreux, marquent un retour à la prose sobre et
claire des Tang telle que l'avait illustrée Han Yu. Une
place de choix revient aux trois Sou: le père, Sou Siun, et
les deux fils, Sou Che et Sou Tong-p'o. Tous trois
innovèrent en introduisant dans leurs écrits des tours
et des expressions populaires, sans jamais cependant tomber dans
la vulgarité. Sou Tong-p'o (1036-1101), surtout, est
l'un des plus grands lettrés selon l'idéal
chinois. Il fut en effet le maître de la peinture de bambous
en même temps qu'un grand poète qui sut apporter
à ses œuvres une fraîcheur et une
spontanéité inconnues des grands classiques.
L'académisme
poétique
A part Sou Tong-p'o, l'époque Song n'a
guère eu de grands poètes, bien que tous aient pris un
réel plaisir à participer aux concours poétiques,
lesquels ont malheureusement suscité un académisme
nuisible: on ne songe plus qu'à piller les Anciens pour
«tourner des vers» à la mode. La poésie des
Song est ravissante, certes, mais guère créatrice. La
grande nouveauté réside dans le genre pi-ki, ou
«notes du pinceau», utilisé par les plus grands
auteurs pour parler de tout et de rien (de leur villa campagnarde
jusqu'à des études sur
la technique de
l'imprimerie ou de profondes réflexions
philosophiques).
L'art sous les Song
En paix avec elle-même, et achetant
la paix à ses voisins, la Chine des Song se mit à
l'étude du monde et redécouvrit l'univers des
sentiments et de l'imagination, un moment éclipsé par
le positivisme des Tang. L'intuition philosophique s'allia
à une énergie créatrice profonde pour porter
l'art chinois à l'un de ses plus hauts sommets, dans
un climat favorable aux esthètes: tous les empereurs de la
dynastie des Song furent des mécènes, sinon des artistes
eux-mêmes.
L'architecture et la sculpture
L'effervescence intellectuelle de l'époque
Song se manifesta sur le plan artistique par l'apparition
d'un certain nombre d'ouvrages théoriques. Le
Ying-tsao fa-che (manuel d'architecture), en particulier,
constitue un document précieux, grâce auquel nous avons
une bonne connaissance de l'architecture sous les Song. Aux
bâtiments robustes et massifs des Tang succèdent des
formes gracieuses et élancées. Sous l'influence du
Sud-Est asiatique, la mode des toits recourbés gagne peu
à peu la capitale.
Les monuments bouddhiques les plus
prestigieux de l'époque sont cependant l'œuvre
des Barbares du Nord, Liao et Jin, plus portés à la
dévotion. Dans le Nord, la sculpture reste d'ailleurs
essentiellement bouddhique. Moins puissante que sous les Tang,
elle ne leur cède pas en expression. Des drapés
magistraux donnent une saisissante impression de vie. Les
représentations de Kouanyin (manifestation féminine du
Bouddha de compassion), loin d'exprimer la pitié,
semblent hautaines et dédaigneuses, mais leur pouvoir de
consolation s'en trouve renforcé. Le
bouddhisme avait
été durement frappé par la persécution de
845. Il n'en fut pas de même de la secte Tch'an (en
japonais: zen), dépourvue d'organisation cléricale
et essentiellement quiétiste. Le Tch'an joua sous les
Song un rôle déterminant, d'autant qu'il
s'accordait aux idéaux de l'époque
(libération spirituelle et pureté de l'âme).
La peinture: l'âge d'or du
«paysage»
La peinture Tch'an, dépouillée à
l'extrême, n'utilisait que le papier et l'encre
noire; le trait restait très proche de la calligraphie, avec
une intensité inégalée. Les portraits d'arhats
(saints bouddhiques) et d'ermites traduisent le mieux la
mystique Tch'an. Les plus saisissants sont dus à Leang
K'ai (actif vers 1200). Un autre moine, Mou-k'i
(1200-1250), a laissé des «singes» mais il est
surtout célèbre pour ses «six kakis».
Les théoriciens
En dehors de la peinture Tch'an se poursuit la grande
tradition paysagiste, dont le premier siècle des Song
constitue l'âge d'or. Le grand théoricien King
Hao, qui vécut sous les Cinq Dynasties, est cependant
très représentatif des tendances illustrées par les
artistes Song. Reprenant les six principes de Sie Ho avec une
logique plus poussée, il soutient que, pour exprimer la
vérité profonde de la nature, l'artiste doit rester
réaliste, non pas forcément dans le coup de pinceau, mais
dans la conception d'ensemble (qu'un homme ne soit pas plus
grand qu'un arbre, que des fleurs qui ne fleurissent pas à
la même saison ne soient pas représentées sur le
même tableau, etc.), selon l'attitude taoïste
d'harmonie universelle. Un autre théoricien, Chen Koua,
condamne dans ses Propos de pinceau du ruisseau des rêves les
effets de perspective, considérés comme une entrave
à l'expression: «Les paysages doivent être vus
dans leur totalité, afin d'en discerner la partie.»
Mi Fou
De nombreux artistes, tels Li Tch'eng, Siu Tao-ning,
Fank'ouan, vont édifier au cours du XIe siècle
une vision nouvelle de la nature, d'une conception
élevée et dramatique. La peinture des lettrés est
représentée de façon idéale par Mi Fou (ou Mi
Fei, 1051-1107), collectionneur jaloux et calligraphe
excentrique qui ne vint à la peinture que fort tard (et
très marqué par la calligraphie); de caractère
difficile et fantasque, d'un esprit totalement
indépendant, même vis-à-vis de son impérial
mécène Houei-tsong, Mi Fou peignait par pur plaisir
dans un style très original: les contours de ses montagnes
étaient figurés non par des traits mais par des taches
alignées, les «points de Mi». Trop
indépendant pour faire un bon fonctionnaire, Mi Fou connut
une carrière des plus mouvementées. Il en fut de
même pour son ami intime Sou Tong-p'o, grand homme de
lettres resté par ailleurs le peintre de bambous le plus
apprécié.
L'Académie impériale de
peinture
Un contemporain de Mi Fou, Li Long-mien (ou Li
Kong-lin, 1040-1106), fut le meilleur portraitiste des Song:
il avait hérité la ligne ondulante de Wu Tao-tseu. Le
règne de Houei-tsong (1101-1125), mécène
généreux mais trop exigeant, artiste accompli
lui-même (il excellait à peindre les oiseaux et avait
maîtrisé un style calligraphique très personnel),
fut marqué par la création de l'Académie
impériale de peinture, qui devait, hélas! jouer dans
l'histoire de l'art chinois un rôle assez
négatif. Après l'invasion du Nord par les Barbares
et l'exode vers le sud, l'Académie restera
toute-puissante et empêchera souvent
l'épanouissement de talents originaux. Elle permit
pourtant la création d'un nombre considérable
d'œuvres charmantes sinon géniales. Deux grands
noms l'illustrèrent: Ma Yuan (XII
e
siècle) et Hia Kouei
(XIII
e
siècle), fondateurs de
l'école Ma-hia. Ces deux artistes ont laissé une
interprétation romantique de la nature triomphante, à
tel point que la critique occidentale a longtemps vu dans leur
école l'essence même de l'art chinois.
La céramique Song
Sous les Song, les productions des potiers, destinées
à une élite intellectuelle, sont restées
inégalées par la pureté de leurs formes et de leurs
coloris (monochromes pour la plupart). Dans la capitale du Nord
existaient déjà des ateliers chargés de fabriquer
une «céramique officielle» (kouan). Après le
transfert de la cour à Hangzhou, la région située
autour de la capitale se remplit de centres de production de la
«porcelaine impériale». Malheureusement, un grand
nombre de ces pièces ne sont connues que par des catalogues de
collectionneurs ou des traités spécialisés. Pour la
plupart des grès sous couvertes, les céramiques
étaient classées en fonction de leurs formes et de leurs
tons. La qualité du toucher et la sonorité de l'objet
constituaient également des critères fondamentaux pour
les amateurs. Les «ting» (couvertes blanc crème),
les «tch'ai» («bleu comme le ciel après la
pluie»), dont il ne subsiste aucun spécimen, et les
céladons «jou» étaient particulièrement
appréciés. Ces derniers, qui ont parfois sous la couverte
un léger relief à motif de fleurs ou d'oiseaux, ont
été copiés de l'Annam à la Corée;
dès l'époque des Song, ils ont été
exportés dans toute l'Asie.
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