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Horace
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Biographie
Ecrivain latin. En latin Quintus Horatius Flaccus. Fils d'un affranchi receveur des enchères dans les ventes publiques, Horace fut d'abord élevé à la campagne, puis reçut une solide instruction à Rome et alla perfectionner son éducation à Athènes (45 av. J.-C.).
Après le meurtre de César, Brutus vient à Athènes. Comme ses camarades, le jeune étudiant se range dans son parti. Il reçoit le grade de tribun militaire et participe à la bataille de Philippes. Il profite de l'amnistie accordée aux vaincus pour revenir à Rome. Son père est mort, ses biens ont été confisqués.
Pour vivre, il achète une charge de greffier auprès d'un questeur. Pendant ses loisirs, il écrit ses premières Satires, dont le premier livre est publié en 35 av. J.-C., et ses 17 Epodes (qu'il appelle Ïambes). Encore jeune et inexpérimenté, Horace se contente alors d'imiter les modèles grecs. Cependant, quelques-unes de ses premières œuvres sont gracieuses, notamment lorsqu'il fait l'éloge de la vie champêtre: et d'autres possèdent un ton plus élevé, lorsqu'il exprime son amour de la patrie et sa haine des guerres civiles. Ces débuts lui valent quelque réputation et l'amitié de Virgile. Celui-ci l'introduit auprès de Mécène, qui s'intéresse à lui et dont il devient bientôt l'ami. Il publie alors un second livre de Satires (30 av. J.-C.), dont la diversité des thèmes préfigure l'œuvre poétique. Quelques-unes font état de questions littéraires, et Horace s'y défend contre les attaques de ses adversaires. D'ordinaire purement morales, elles critiquent ou ridiculisent les vices et les travers de ses contemporains et proposent des préceptes de conduite, en particulier de fuir tout extrême. D'autre part, elles renseignent sur les principaux épisodes de la vie du poète: son enfance, ses relations avec Mécène, sa vie heureuse à la campagne.
Horace écrit d'autre part à ses amis pour le plaisir de s'entretenir avec eux d'idées générales, pour leur donner quelques sages conseils et leur vanter les charmes d'une vie modeste et retirée comme la sienne, ou encore pour soulever quelques questions littéraires. Ainsi, dans l'Epître I du Livre II, «A Auguste», il défend les écrivains modernes contre les anciens. Dans la troisième, adressée aux jeunes Pisons, il expose ses idées sur l'art d'écrire des vers; aussi est-elle connue sous le nom d'Art poétique. Horace y traite des grands genres: épopée, tragédie, comédie, puis revient sur les règles morales à suivre par le jeune homme qui veut mériter le nom de poète.
Un épicurien sage
Au cours des années suivantes, Horace
compose les trois premiers livres des Odes , qu'il publie
en 23 - le quatrième paraît en 13
-, qui s'achèvent sur un chant dans lequel le
poète se déclare certain de l'immortalité. Les
Odes reprennent les thèmes habituels du lyrisme sur
l'amour, l'amitié et la nature, et développent
les lieux communs de la philosophie épicurienne, comme la
fuite des années et la nécessité de jouir du moment
présent: Carpe diem: «Cueille le jour qui vient.»
D'autres Odes traitent de sujets nationaux et religieux, ou
célèbrent les victoires d'Auguste, qui lui demande de
composer un hymne à l'occasion des jeux séculaires de
l'an 17. Ce Chant séculaire demande à Apollon et
à Diane, dieux protecteurs d'Enée, de continuer
à veiller sur Rome.
Mécène avait fait don à Horace d'une
maison de campagne et d'un petit domaine dans la Sabine.
C'est là qu'il vit le plus souvent, surtout dans sa
vieillesse, lorsque les infirmités commencent à
l'accabler et qu'il rédige les Epîtres, parues de
30 jusqu'à sa mort.
Auguste, à
qui on l'a présenté, lui offre de devenir son
secrétaire; le poète refuse, soucieux de conserver son
indépendance. A sa mort, Auguste le fait enterrer sur le mont
Esquilin, près du tombeau de Mécène, mort quelques
mois avant lui.
Rangé parmi les épicuriens en
raison de son éloge du plaisir et de son invitation à
jouir du moment présent, Horace a toujours été en
réalité partisan du juste milieu, où il place la
vertu. Grand artiste, il est le premier poète lyrique latin,
par la richesse des idées, la beauté de la forme, la
variété des rythmes. Il a renouvelé la satire et
créé l'épître en vers. Il a ainsi uni
heureusement en lui la sagesse romaine à la grâce de
l'esprit
grec.
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