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Géricault, Théodore

Rouen, 26.09.1791 - Paris, 26.01.1824
Source Encyclopédie Wikipédia


 



Autoportrait de Théodore Géricault


Sommaire

     Biographie
         Jeunesse
         Apprentissage
         Premiers envois au Salon
         Le Radeau de la Méduse
         Séjour en Angleterre
         Dernières années
     Peintures
     Sculptures
Peintre français du XIXe siècle, Théodore Géricault est né le 26 septembre 1791 à Rouen et est mort le 26 janvier 1824 à Paris, à la suite d'une chute de cheval. Incarnation de l’artiste romantique, sa vie courte et tourmentée a donné naissance à de nombreux mythes.

Biographie

Jeunesse

Théodore Géricault - Autoportrait
Théodore Géricault - Autoportrait

Géricault naît dans une famille aisée de Paris, originaire de la Manche, à St Cyr du Bailleul où un lieu-dit éponyme "l'hôtel Géricault" existe toujours. Il y reviendra régulièrement pendant de nombreuses années, notamment chez ses cousins à Saint-Georges-de-Rouelley, près de St Cyr. C'est là qu'il découvre le milieu équestre, future source d'inspiration et qu'il y peint sa première œuvre connue : son autoportrait. De nombreux tableaux du peintre sont restés dans cette famille. Mais une majorité d'entre eux ont été détruits lors des bombardements de 1944. Géricault y a fait également le portrait de son oncle bas-normand, le conventionnel Siméon Bonnesoeur-Bourginière (Musée de Minneapolis), et de son cousin Félix Bonnesoeur-Bourginière.

Le père du peintre, Georges, magistrat et riche propriétaire terrien, tient une manufacture de tabac. Sa mère, Louise Caruel, descend d'une riche famille normande. Le peintre ne connaît pas de problèmes d'argent et n'a pas besoin de vendre ses œuvres pour vivre, excepté à la fin de sa vie, à la suite de mauvais placements. Vers 1796, la famille Géricault s'installe à Paris où Théodore fait ses études au Lycée Impérial (aujourd'hui Lycée Louis-le-Grand), comme Eugène Delacroix après lui.

Apprentissage

Géricault étudie dans l'atelier du peintre Carle Vernet, spécialiste de scènes de chasse. Il y fait la connaissance de son fils, Horace Vernet. Il étudie ensuite avec Pierre-Narcisse Guérin avant de s’inscrire, le 5 février 1811, à l’École des Beaux-Arts de Paris. En 1814, Géricault s'éprend d'Alexandrine Caruel, la jeune épouse de Jean-Baptiste Caruel de Saint-Martin, son oncle maternel. De cette liaison, qui dure plusieurs années et qui s'avère désastreuse pour l'artiste, naquit un fils, Hippolyte Georges.

Ayant échoué au concours du grand prix de Rome, Géricault décide, en 1816, de partir pour l’Italie à ses propres frais. Il est durablement impressionné par les peintres de la Renaissance italienne, en particulier Michel-Ange, ainsi que par Pierre Paul Rubens, par le mouvement qu'il donne à ses œuvres. Parmi ses contemporains, il porte une admiration particulière pour Antoine-Jean Gros.

Premiers envois au Salon

Sa première œuvre exposée au Salon, est l' Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant (1812) . Deux ans plus tard, Géricault expose sa deuxième œuvre à côté de la première: Le Cuirassier blessé (1814, musée du Louvre). Formant un contraste avec la première, celle-ci représente un officier sur une pente avec son cheval, s'éloignant de la bataille. Son regard, tourné vers la tuerie qu'il vient de quitter, traduit le désarroi, la défaite. Dramatiques et monumentaux, ces deux portraits équestres, suscitent un certain intérêt lors du Salon de 1814, dans un Paris occupé par les Alliés.

Le Radeau de la Méduse

  Le Radeau de la Méduse   (1817-1818)
Le Radeau de la Méduse (1817-1818)

En 1819, un nouveau Salon s'ouvre au Louvre. Géricault veut réaliser une œuvre immense, spectaculaire. Cherchant son inspiration dans les journaux, il y découvre l'"affaire de la Méduse", catastrophe maritime peu glorieuse que la monarchie restaurée avait tenté d'étouffer. Le fait divers que le peintre évoque par sa toile est celui du naufrage d'une frégate, la Méduse, le 2 juillet 1816, au large des côtes du Sénégal. Le moment culminant choisi par Géricault dans cette dérive qui dura treize jours, est celui où une partie des naufragés survivants sur un radeau, voient au loin le navire qui vient les sauver, le brick Argus. Géricault peint cet instant dramatique, où les hommes encore valides se lèvent pour faire signe au navire qui point, à peine visible, à l'horizon.

Le peintre a trouvé son inspiration. Soucieux d'ancrer son œuvre dans la réalité, il prend connaissance du récit de deux survivants: Alexandre Corréard, l'ingénieur géographe de la Méduse, et Henri Savigny, le chirurgien du bord. Il fait construire une maquette grandeur nature du bateau dans son atelier et demande à sept rescapés de la dérive du radeau de venir poser pour lui. Il va jusqu'à exposer dans son atelier des restes humains. Grâce à l'entremise d'un ami médecin à l'hôpital de Beaujon, proche de son atelier, Géricault peut obtenir des bras et pieds amputés, afin de les étudier. De même, il dessine plusieurs fois une tête décapitée, obtenue à Bicêtre, où se trouvait une institution qui était tout à la fois hospice, prison et asile d'aliénés. Selon Charles Clément, son biographe, une puanteur étouffante régnait parfois dans son atelier de la rue du Faubourg-du-Roule. Géricault travaille avec acharnement, pendant une année entière, à une œuvre de cinq mètres sur sept qui est, selon l'expression de Michel Schneider, "une leçon d'architecture autant qu'une leçon d'anatomie".

Le Radeau de la Méduse est présenté au musée du Louvre en 1819. Lors de l'accrochage, le tableau est placé beaucoup trop haut, à côté d'autres œuvres immenses.

Séjour en Angleterre

Éreinté par la critique, Géricault quitte Paris pour l'Angleterre. D’avril 1820 à novembre 1821, il voyage en Angleterre, et découvre à la fois les grands paysagistes anglais, dont Constable et Turner, et les courses de chevaux, ce fut derechef toute une nouvelle série d'œuvres inspirée par "la plus grande conquête de l'homme" dont, entre autres, le Derby d’Epsom (musée du Louvre). Le thème du cheval, est un sujet central de son œuvre du début et surtout vers la fin de sa vie.

Dernières années

 La mort de Géricault , par Ary Scheffer. A son chevet, figurent ses amis le colonel Bro de Comères et le peintre Pierre-Joseph Dedreux-Dorcy.
"La mort de Géricault", par Ary Scheffer. A son chevet, figurent ses amis le colonel Bro de Comères et le peintre Pierre-Joseph Dedreux-Dorcy.

Tombeau de Théodore Géricault (1791-1824), réalisé par Antoine Etex en 1839-1840 — soit quinze ans après la mort du peintre — et financé par son fils naturel, Hippolyte Georges Géricault.
Tombeau de Théodore Géricault (1791-1824), réalisé par Antoine Etex en 1839-1840 — soit quinze ans après la mort du peintre — et financé par son fils naturel, Hippolyte Georges Géricault.

En décembre 1821, le peintre revient à Paris, tombe malade et ne se débarrasse pas de son état. Son ami médecin-chef de la Salpêtrière et pionnier en études psychiatriques, Étienne-Jean Georget, lui propose de peindre les portraits de dix malades mentaux.

Outre ses peintures à l’huile, Géricault réalise également des lithographies, des sculptures, rares mais remarquables, et des centaines de dessins. Il meurt le 26 janvier 1824, après une longue agonie consécutive d'une chute de cheval. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Une statue de bronze ainsi qu'un bas-relief représentant Le Radeau de la Méduse, tous deux signés Antoine Etex, ornent sa sépulture.

Peintures













Sculptures

Une statue de bronze d Antoine Étex orne la tombe de Théodore Géricault au cimetière du Père-Lachaise.
Une statue de bronze d'Antoine Étex orne la tombe de Théodore Géricault au cimetière du Père-Lachaise.

 Cheval écorché
 Cheval arrêté par un homme
 Nymphe et Satyre
 Bœuf terrassé par un tigre
 Nègre brutalisant une femme
 Statue équestre de l'empereur Alexandre
 Lion au repos
 Cavalier Antique
 Ecorché


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