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Théodore de Bèze © Centre d'iconographie genevoise - col. BPU
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Ecrivain et réformateur.
Après avoir abjuré le
catholicisme en 1548, il embrassa le calvinisme et
s'établit à Lausanne, où il fut professeur de
grec à l'Académie.
A la suite de la condamnation au
bûcher de
Michel Servet,
et pour réfuter le traité en faveur de la
tolérance de Sébastien Castellion, Bèze publia en
1554 De haeriticis a civili magistratu puniendis, dont la
traduction française paraîtra en 1560 sous le titre
Traité de l'autorité du magistrat en la punition
des hérétiques, plus connue sous le nom de Traité
des hérétiques ; Bèze s'y montre un partisan
des châtiments les plus extrêmes contre les
hérétiques, les punitions ne pouvant de toute
façon correspondre «à l'énormité
d'un tel forfait».
En 1558, il quitta Lausanne et s'installa à
Genève où il retrouva un poste à
l'Académie ; il devint alors le principal collaborateur
de Calvin. En août 1561, il représenta les calvinistes
lors du colloque œcuménique réuni à Poissy,
sur les instances du chancelier Michel de L'Hospital, qui
espérait parvenir à une entente entre catholiques
romains et réformés ; de Bèze, en affirmant son
refus tant de la transsubstantiation (catholique) que de la
consubstantiation (luthérienne), ruina les espérances
du chancelier. Il ne rentra cependant pas immédiatement
à Genève, et Catherine de Médicis, qui voulait
encore croire à une entente possible, le retint quelque
temps auprès d'elle, le consultant sur ses
décisions de politique religieuse.
En 1564, à la mort de Calvin, de
Bèze lui succéda dans les charges qu'il occupait
à Genève. En 1574, il publia Du droit des magistrats
sur leurs sujets ; il y développe l'idée que le but
de l'Etat est d'œuvrer au bonheur des sujets, et
que, en matière religieuse, le pouvoir civil doit se mettre
au service de l'Eglise et réprimer les
hérésies.
On lui doit une tragédie, Abraham
sacrifiant (1550), et de nombreuses œuvres à
caractère religieux : Psaumes (1553-1563), Vie de Calvin
(1563), Cours sur les épîtres aux Romains et aux
Hébreux (1564-1566), les Vrais Portraits des hommes illustres
(1573), Histoire ecclésiastique des Eglises
réformées du royaume de France (1580). En outre, sa
correspondance, très volumineuse, a été
conservée et publiée.
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