Histoire

Voyage

Espace ludique  
Accueil
 
 



 

Histoire

Dossier(s) : Epoques > Préhistoire > L'hominisation > 

Homo sapiens


© Hachette Livre et/ou Hachette Multimédia

Sommaire

 L'origine de l'homme moderne
 L'homme de Neandertal
 L'homme de Cro-Magnon

article précédent

 



Crâne de Néandertalien
L'Homme de la Chapelle-aux-Saints

L'origine de l'homme moderne
Entre - 200'000 et - 100'000 ans, Homo erectus est progressivement remplacé par Homo sapiens dans toutes les zones déjà occupées. Entre - 50'000 et - 30'000 ans, l'homme profite de toutes les occasions (baisse du niveau de la mer, «ponts» de glace sur le détroit de Béring) pour traverser les étendues marines et peupler l'Amérique et l' Australie. Mais certaines régions particulièrement isolées (archipels du Pacifique, montagnes, nord de l'Eurasie et littoral arctique) devront attendre la fin de la dernière glaciation et les progrès de la navigation pour être occupées.  

Si les étapes de cette deuxième conquête de la Terre commencent à être connues, une controverse scientifique partage les spécialistes: plusieurs thèses s'affrontent quant à l'origine d'Homo sapiens. Est-il, comme son ancêtre Homo erectus, originaire d'une seule région (en l'occurrence l'Afrique, une fois encore) ou bien la mutation s'est-elle produite dans diverses régions du monde où Homo erectus était présent? Certains généticiens et linguistes pensent pouvoir prouver l'antériorité des premiers représentants africains d'Homo sapiens par la thèse du monocentrisme.

Cependant, les traces archéologiques semblent militer en faveur du polycentrisme. L'humanité actuelle aurait eu plusieurs berceaux, et chacun d'eux aurait été relié à ses voisins à la suite du nomadisme des populations. Le passage d'Homo erectus à Homo sapiens s'est effectué graduellement. Les transformations physiques et intellectuelles ne paraissent pas contemporaines d'une région à une autre. Il semble que certaines caractéristiques des principaux groupes humains (Asiatiques, Aborigènes d'Australie, circum-Méditerranéens, Africains) aient évolué sur de longues périodes, approximativement dans les zones que ces peuples occupent encore aujourd'hui. En fait, il paraît difficile d'admettre que les descendants de l'hypothétique «Eve africaine» aient totalement remplacé, partout dans le monde, les groupes d'Homo erectus, dont on peut mesurer, par les fossiles, l'évolution continue et locale vers Homo sapiens. L'exemple du Proche-Orient semble particulièrement probant. Les premiers hommes modernes de la région, issus d'un indigène Homo erectus, ont longtemps cohabité avec les derniers néandertaliens, vers - 100'000 ans. On n'y distingue, en l'état actuel des connaissances, aucune irruption d'un homme moderne qui serait venu d'Afrique.  

Quoi qu'il en soit, vers -100'000 ans, il semble déjà y avoir eu une séparation en deux groupes, l'oriental et l'occidental, qui sont à l'origine des peuples actuels de la Terre. Cette séparation pourrait avoir eu lieu en Afrique orientale ou au Proche-Orient. Mais d'innombrables métissages avec les populations antérieures indigènes ont abouti à l'actuelle diversité des peuples de la Terre. Cette diversité n'a guère, en fait, plus de 25'000 à 30'000 ans, et parfois beaucoup moins. A partir de - 50'000 ans environ, de nombreuses migrations ont été reconnues. Elles sont souvent liées à l'évolution du climat pendant la dernière glaciation, qui, de - 85'000 à -10'000 ans, a bouleversé la surface de la planète. A plusieurs reprises, des calottes glaciaires ont recouvert le nord de l'Eurasie et de l'Amérique. Le climat, excessivement froid, était défavorable à l'homme dans de nombreuses régions aujourd'hui tempérées.

Parallèlement, le niveau des mers baissait considérablement. Il était, par exemple, à -110 m par rapport au niveau actuel il y a 18'000 ans, découvrant ainsi des espaces immenses qui permettaient des liaisons à pied sec entre des régions aujourd'hui séparées par des étendues d'eau. Au contraire, certaines périodes furent plus clémentes, en particulier vers -100'000 et -35'000 ans, ce qui favorisa l'expansion humaine. A partir de -10'000 ans, la fin de la glaciation conduisit en quelques millénaires au climat actuel et l'homme put occuper l'ensemble de la Terre.  

L'homme de Neandertal
L'homme de Neandertal correspond à un type de paléanthropien, ainsi nommé d'après la vallée du Neander, proche de Düsseldorf (Allemagne), où les restes incomplets d'un squelette humain furent découverts en 1856 dans la grotte de Feldhofer.  

De petite taille (environ 1,55 m), doté d'un crâne aplati bombé en chignon à l'arrière, d'un front fuyant et de forts bourrelets orbitaires, l'homme de Neandertal possédait une capacité crânienne identique, voire supérieure, à celle de l'homme actuel, sans pourtant manifester le même développement des lobes frontaux. Répartis dans toute l'Europe et au Moyen-Orient, les néandertaliens constituaient un groupe relativement homogène. Représentants typiques du Paléolithique moyen, ils apparurent il y a 80'000 ans environ - ils sont les représentants de la longue évolution de la sous-espèce Homo sapiens neandertalensis qui semble apparaître en Europe il y a plus de 300'000 ans - et se développèrent durant les deux premières phases de la glaciation de Würm pour disparaître vers 35'000 avant notre ère. Ils ont constitué des lignées humaines adaptées au climat froid.  

Même s'il n'est pas sûr que les néandertaliens soient les responsables, uniques au moins, de l'industrie moustérienne (celle-ci se trouve, en Israël, associée à des fossiles d'hommes plus modernes), ils ont tout de même laissé des témoignages d'industries remarquablement spécialisées et caractérisées par la technique de débitage Levallois. Certains indices de préoccupations spirituelles (sépultures), artistiques (traces d'ocre), et peut-être médicales sont également attestés.

D'autre part, la fin de l'époque moustérienne ne correspond pas à l'extinction des néandertaliens, puisqu'un squelette de ce type a été retrouvé dans un niveau châtelperronien à Saint-Césaire (Charente-Maritime). C'est donc durant le Paléolithique supérieur qu'ils ont progressivement laissé la place à l'Homo sapiens sapiens, c'est-à-dire à l'homme de type actuel.

L'homme de Cro-Magnon
L'homme de Cro-Magnon représente le plus ancien spécimen du genre Homo sapiens sapiens. Apparu il y a quelque 40'000 ans, durant la phase récente de la dernière glaciation de Würm, il se distingue de l'homme de Neandertal par des caractéristiques physiques plus évoluées, qui sont très proches de l'homme moderne (grande taille, robustesse, crâne volumineux et allongé). Tous deux seraient l'aboutissement de lignées distinctes, issues d'un ancêtre commun, Homo erectus.

L'homme de Cro-Magnon vivait encore essentiellement de chasse; il habitait des abris-sous-roche, des grottes, ou parfois même des campements aménagés. Il maîtrisait le feu et enterrait ses morts. Il a laissé des témoignages de sculpture et de peinture qui sont parmi les plus anciennes œuvres d'art de l'humanité.

article précédent
 
Pour en savoir plus
Homo erectus
France
La Préhistoire asiatique
Une transformation radicale




 
Lieux à visiter

La route du Baroque


 
Lieux liés

Allemagne
France


 

 
Accueil   |   Copyright   |   Contact   |   Réalisation Media Welcome