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Abou-Simbel : le temple de Ramsès II Quatre grands colosses représentant Ramsès II, ils mesurent chacun environ 20 m de haut.
Photo Hachette - Philippe Roman
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Les origines de l'art semblent se confondre presque avec celles de l'homme. Lorsque, vers 100'000 av. J.-C., au Paléolithique moyen, l'homme de Neandertal maîtrise le feu, spécialise ses techniques de taille de la pierre et se sédentarise, s'éveille en lui un sens esthétique qui traduit une pensée symbolique.
Art ou magie?
Le glacial âge du Renne,
vers 35'000 av. J.-C., voit naître le
premier art pariétal et ses animaux stylisés peints
à l'ocre, au manganèse et au charbon de bois. La
ronde-bosse apparaît 10'000 ans plus tard. Statuettes
féminines et «Vénus», telle la Femme à la
capuche trouvée dans le gisement du paléolithique
supérieur de Brassempouy, sont considérées
aujourd'hui comme des symboles de fécondité. Mais
toute interprétation de l'art préhistorique -
c'est-à-dire antérieur à l'apparition de
l'écriture - reste incertaine et problématique. A
l'homme paléolithique absorbé dans ses activités
primordiales de subsistance, de protection et de reproduction, on a
tendance à ne pas accorder de création purement
décorative; tout est porteur de sens, religieux, magique,
social. Il faut attendre le néolithique et l'invention de
la céramique avec ses estampages cordés, rubanés,
cardiaux (obtenus à l'aide de coquillages) pour voir
surgir le décor pur, associé à la jouissance
esthétique.
Faut-il en déduire que l'homme
préhistorique ne connaissait ni les loisirs ni le
délassement? Les collections d'objets curieux -
coquillages, fragments de jaspe et de cristal de roche - sans
utilité apparente trouvées à la Ferrassie, en
Dordogne, seraient-elles chargées d'une signification
symbolique? Ou témoignent-elles d'un sens purement
artistique? Le chant, la musique, la danse, arts de
l'éphémère, n'ont laissé aucune trace
- ni instrument, ni notation, ni représentation
sûre.
Aussi faut-il, pour approcher ces cultures
tout autant que celles de l'âge du bronze, d'Afrique
ou d'Océanie, renoncer, à l'instar
d'André Leroi-Gourhan, à distinguer ce qui
«appartient à l'art, à la religion ou à la
magie».
L'art funéraire et religieux, tel
qu'il apparaît aux origines, remplit une double fonction,
magique et symbolique: il relie l'homme au monde des dieux ou
de la mort, il exprime son rôle politique et son rang social.
C'est ainsi que, au IIe millénaire av. J.-C.,
l'homme inscrit dans la pierre, dans le bronze, les signes qui
l'unissent aux dieux et à l'au-delà et les
insignes de son pouvoir temporel.
Babylone voit
naître une nouvelle idéologie de la monarchie, lisible
dans la stèle d'Hammourabi: le roi revêtu de la
majesté austère du législateur fait face à
Shamash, dieu-soleil, patron de la justice, pourvu des attributs
divins, la baguette et l'anneau.
Le roi-prêtre est la figure centrale
d'un art politique et religieux tant en
Egypte qu'en
Chine, où
l'ordre de l'Etat conditionne l'ordre naturel et
où la première fonction de l'art est d'assurer
magiquement la bonne marche de l'univers. Le grand temple
d'Abou-Simbel, en Nubie, réunit ces symboliques religieuse
et politique en exaltant la divinité du pharaon
Ramsès II.
Ce temple, creusé dans la montagne, fait pénétrer au
sein de la terre et évoque l'univers des enfers. A cette
époque, l'art rend la vie pérenne:
en Crète, les
«idoles-violons», figurines féminines en marbre
déposées dans les tombes, jouent probablement le
même rôle d'accompagnement protecteur que
l'abondant matériel placé dans les mastabas de l'
Ancien Empire
égyptien ou que les bi, anneaux de jade entourant le jeune
homme inhumé, vers 2270 av. J.-C., au Jiangsu,
en Chine.
La naissance de l'artiste
Le premier millénaire av. J.-C. voit
surgir en
Grèce des
individus reconnus et désignés comme artistes. Le style
comme marque d'une personnalité apparaît avec Craton
de Sicyone et Philoclès l'Egyptien. L'art comme
expression autonome des activités humaines transparaît
à travers une première théorisation qui nous est
connue par les textes de
Platon et d'
Aristote:
l'idéal artistique est la mimêsis, l'imitation de
la réalité où l'homme est la mesure de toute
chose. Au VI
e
siècle av. J.-C.,
à
Athènes, les
céramiques
«à figures noires», souvent signées tant par le
potier que par le peintre, sont exécutées dans des styles
personnels auxquels la tradition rattache les grands axes de sa
réflexion artistique: le potier et peintre de vases Nearchos
excelle ainsi dans l'expression des sentiments, tandis que
Lydos privilégie la valeur dramatique des sujets et
qu'Exékias transforme un style narratif, prolixe et
épique en une expression dépouillée, concentrée
et proche de la tragédie.
En
Inde, en
Egypte, au
Proche-Orient, les productions artistiques restent anonymes, et si
les laques chinois sont signés dès l'époque
des Han
occidentaux (221 av. J.-C. -9 apr. J.-C.),
ils ne renvoient pas pour autant à une idée de
création individuelle mais, au contraire, donnent l'image
d'une production collective organisée.
L'art comme activité autonome
La recherche de la beauté idéale
platonicienne est
le propre de la
Grèce
classique. Elle est quelque peu délaissée à la
période
hellénistique et à
Rome, où,
jusqu'au III
e
siècle av. J.-C., les
manifestations artistiques, considérées comme nuisibles,
sont réservées aux dieux. En Occident, il faut attendre
la Renaissance et
le moment où l'art se dégage de l'idée
exclusive d'un savoir-faire pour que les arts plastiques
deviennent l'objet d'un discours théorique qui les
consacre comme activité autonome. En
Chine, le discours
théorique, élaboré comme en Grèce vers le
V
e
siècle av. J.-C., ne
connaîtra pas d'éclipse et, dès le VIII
e
siècle apr. J.-C.,
l'art existera pour lui-même.
L'hégémonie des arts
plastiques
En Europe, au contraire, les arts plastiques
- peinture, sculpture - chargés d'un
message tantôt religieux ou moral, tantôt politique ou
social, suppléent les arts libéraux du Moyen Age, et
tiennent peu à peu le premier rôle, reléguant les
arts dits mineurs - céramique, verrerie, tapisserie,
ébénisterie, etc. - dans l'artisanat.
La musique, de son côté,
progressivement dégagée de la parole (le chant
s'effaçant devant la musique instrumentale) à
partir du XV
e
siècle, se trouve du même coup
en partie privée du message politique ou religieux dont elle
était chargée. Liée aux mathématiques et
à l'harmonie de l'univers à travers des
représentations du monde comme celle de l'humaniste
florentin Marsile Ficin, au XV
e
siècle, elle perd ses
prérogatives, tandis que la peinture acquiert son autonomie.
Léonard peut ainsi établir la supériorité de
cette dernière sur la musique: le durable l'emporte sur
l'éphémère.
Le développement des
Académies, au XVII
e
siècle, puis celui du
discours critique, au XVIII
e
siècle, renforcent une
évolution qui conduit à l'apparition du terme
«beaux-arts». Il faut attendre leur épuisement,
dans les années 1880, pour que les prérogatives
des beaux-arts se trouvent contestées. Les artistes se
réclameront alors des artisans. Les Arts and Crafts de
William Morris en Angleterre, l'Art nouveau en France et en
Belgique, l'esthétique «organique» aux
Etats-Unis se donneront pour tâche de subvertir la notion de
«beaux-arts», de «genres», d'«arts
mineurs» et «majeurs».
Cette évolution s'étend,
en Occident, sur douze siècles. Elle s'accompagne
d'une intense activité réflexive et de profondes
modifications du statut de l'artiste.
Artisan et artiste
Au VII
e
siècle, saint Eloi,
maître en orfèvrerie cloisonnée, peut être
considéré comme le premier artiste connu de
l'Occident médiéval. Au siècle suivant,
l'art qui règne à la cour de
Charlemagne
constitue une école d'où émergeront quelques
noms, comme, au IXe siècle, celui du scribe Godescalc
(les enlumineurs qui travaillaient avec lui restant encore
inconnus). La sculpture romane produite par des ateliers sous la
conduite de maîtres sort peu à peu de l'anonymat et
nous livre des noms tels ceux de Bernard Gilduin à
Saint-Sernin de Toulouse (XI
e
siècle), de Gislebert à
Saint-Lazare d'Autun (XII
e
siècle). A l'époque
gothique, l'architecture et l'orfèvrerie dominent.
Marquant sa production d'une empreinte personnelle,
l'orfèvre Nicolas de Verdun crée le
«style 1200», et, au XIIIe siècle,
Pierre de Montreuil à la Sainte-Chapelle, Jean de Chelles
à Notre-Dame signent leurs œuvres. Enfin, au début
du XIV
e
siècle, le peintre et
orfèvre Jean Pucelle élaborera le «style
courtois», avec les Heures de Jeanne d'Evreux.
Dès lors, tandis qu'en
littérature et en musique l'anonymat n'est
déjà plus de mise, le nom de l'artiste-artisan est
lié à une création: aux émaux «de
plique» (appliqués sur un support d'or) pour
Guillaume Julien, à l'espace pictural à trois
dimensions pour Cimabue ou simplement à un style pour Claus
Sluter et Melchior Broederlam à la chartreuse de Champmol,
en Bourgogne.
C'est l'époque où
l'art étend la gamme de ses sujets, réinvente le
portrait et esquisse le paysage: Jean Fouquet signe le premier
autoportrait sur un médaillon d'émail, tandis que les
Van Eyck, qui utilisent la peinture à l'huile,
résolvent les problèmes de perspective par la
lumière et la superposition d'horizons
dégradés.
Dès lors que le créateur -
reconnu - signe son œuvre, la première étape vers un
art autonome est franchie, même si l'œuvre
n'existe que par le discours religieux ou politique qui la
sous-tend.
L'art autonome
Au début du XV
e
siècle, l'Italie renoue
avec l'Antiquité. Elle n'y puise pas seulement des
modèles de vocabulaire (les ordres architectoniques, la
régularité, les motifs exprimant l'idée
impériale ou les images chrétiennes
byzantines),
mais également les éléments d'une
réflexion.
L'art majeur est alors
l'architecture: le maître d'œuvre est
l'architecte. Le devenir est l'ambition de tout artiste,
l'aboutissement de toute carrière. Vitruve, architecte
et théoricien romain du I
er
siècle av. J.-C.,
est traduit, illustré, édité en 1486, puis
en 1496 et en 1497. Il est commenté et
contesté par le Bolonais Sebastiano Serlio en 1537. Et
chacun théorise: Palladio et Vignole en Italie, Androuet du
Cerceau et Philibert de l'Orme en France. Si la sculpture
reste figée dans une production dont seule l'Eglise est
destinataire, la peinture, quant à elle, acquiert ses
premières lettres de noblesse avec Alberti, qui publie son
traité en 1436. Les Van Eyck avaient ébauché
la perspective aérienne avec le dégradé des
couleurs,
Brunelleschi
invente la perspective linéaire et Venise la peinture
tonale, où la couleur change de ton en fonction de son
exposition à la lumière, grâce à l'usage
de la peinture à l'huile.
Parallèlement à cette
émergence du discours théorique sur l'art naît
la figure du dilettante, l'amateur, qui, pour satisfaire une
jouissance esthétique privée, constitue des collections
et privilégie la peinture de chevalet, première
manifestation d'un art indépendant. Du même coup,
de nouveaux sujets s'introduisent, allégoriques,
galants. Le portrait se développe, le nu fait son
apparition. Les Flamands privilégient la scène de genre
et le paysage. Le naturalisme règne avant de céder la
place, dans les années 1480, à la manière
décorative.
Alors que le mécénat se
développe - Isabelle d'Este, les Médicis,
François I
,
Charles Quint,
Philippe II,
Rodolphe II de
Habsbourg ont leur cabinet de peinture -, le mot
«Académie» réapparaît parmi les
humanistes, qui se réunissent autour de Laurent le Magnifique.
Rome voit naître l'Academia di Bandinelli en 1530
puis celle de Saint-Luc en 1593, Florence celle de Vasari
en 1563. Alberti pose les fondements de l'art comme
activité noble: l'artiste, savant et lettré, est un
homme libre, dégagé des corporations, et la peinture est
l'égale de la poésie. Un siècle plus tard, les
peintres français s'engageront sur la même voie.
La naissance des beaux-arts
Créés en 1380, les statuts
des corporations françaises avaient été
renforcés en 1582, puis de nouveau reconnus par le
Parlement de Paris en 1647. Moins d'un an plus tard, une
vingtaine d'artistes, dont Charles Le Brun, Philippe de
Champaigne, Le Nain, La Hyre, Sébastien Bourdon, adressent une
pétition au Conseil du roi pour obtenir la création
d'une Académie: ils font notamment état des
persécutions de la corporation, indépendamment de
laquelle ils comptent poursuivre leur activité. En effet, les
peintres, tout comme les sculpteurs, sont alors soumis à un
long apprentissage chez les maîtres qui détiennent le
monopole de la formation, de l'enseignement et, bien sûr,
de l'exercice public de la profession. L'art, alors
inféodé à l'artisanat, est ligoté par le
commerce des maîtres tenant boutique. Les artistes qui
refusent le passage par les ateliers doivent, pour échapper
aux tracasseries judiciaires, obtenir un brevet de peintre du roi,
qui accorde une protection personnelle au bénéficiaire,
ou élire domicile dans des lieux d'immunité,
couvents, collèges religieux, tel Philippe de Champaigne,
hébergé par le collège de Laon.
En 1648, le roi, en fondant
l'Académie de peinture et de sculpture, reconnaît
le talent de ces quelques peintres indépendants, mais trouve
aussi une occasion de renforcer le pouvoir central: pour soutenir
leur requête, les peintres ont su flatter
l'intérêt politique du roi en affirmant que la
mission essentielle des arts libéraux est d'embellir et
de répandre son image, tâche que l'on ne saurait
laisser à des «barbouilleurs, broyeurs de
couleurs». Et de revendiquer la dignité intellectuelle
et culturelle de la peinture: l'artiste est un créateur,
la peinture est une écriture qui contribue à
éclairer l'homme, tout comme celle du poète, de
l'orateur ou de l'historien.
Il faut toutefois attendre le 7 juin 1652 pour
que l'Académie soit pourvue de statuts, par lesquels
elle devient une école - qui reçoit le monopole
de l'enseignement -, pourvue d'une hiérarchie
très stricte, renforcée par Colbert en 1655, puis
en 1663. Parallèlement à cet objectif pratique,
l'Académie se voit assigner une finalité
théorique: la peinture et la sculpture se dégagent des
arts «mécaniques» pour devenir des exercices de
l'esprit.
C'est dans ce contexte que se noue
la querelle sur la couleur et le dessin, ultime étape de
l'accession de l'art à une totale autonomie, mais
aussi moment d'élaboration de l'idée du Beau et
de l'idéal de l'art. Les partisans du dessin
affirment la primauté du trait, expression de
l'Idée, définie depuis Platon comme une
représentation abstraite: le dessin est aussi
«dessein», projet intellectuel du peintre; c'est ce
qui rattache la personne à l'univers du discours et
fonde la dignité libérale de la peinture. Poussin, en
développant, particulièrement dans sa correspondance,
une approche méthodique et scientifique, en insistant sur
l'élaboration intellectuelle du tableau, incarne la
position des partisans du dessin, les poussinistes, pour qui
contester la primauté du dessin, c'est commettre un
véritable «attentat politique». Derrière
Rubens, les partisans de la couleur, les rubénistes,
considèrent le coloris comme «l'âme et le
dernier achèvement de la peinture». La querelle dure
trente ans et s'éteint, en 1700, avec la victoire
des coloristes. La «fidélité à
l'histoire» qui a fondé la hiérarchie des
genres n'est plus «l'essence de la peinture».
L'esthétique coloriste qui repose sur deux principes,
«plaire et tromper», inspirera toute la peinture du
XVIII
e
siècle et
Diderot
s'exclamera: «Pourquoi une belle esquisse nous
plaît-elle plus qu'un beau tableau? C'est qu'il
y a plus de vie et moins de formes.»
Pendant que la peinture prend peu à
peu la première place dans le monde de l'art,
l'architecture suit son propre chemin. Activité noble
dès ses origines, elle devient au XVII
e
siècle le lieu par excellence
de la géométrie. S'opposant - dans une
réaction similaire à celle des peintres - aux
traditions du chantier, les architectes introduisent une
rationalité qui marquera tout l'âge baroque en
Europe. Le père Derand, architecte de la Compagnie de
Jésus et auteur d'un traité sur l'Architecture
des voûtes ou l'Art des traits et coupes de pierres
(1643), se dresse tant contre un artisanat rétrograde que
contre l'Académie, et ses œuvres seront plusieurs
fois rééditées jusqu'à la fin du
XVIII
e
siècle; les traités du
graveur Abraham Bosse auront, eux aussi, une longue
postérité pédagogique. Si une connaissance
approfondie de la stéréotomie permet à
l'architecte italien Guarino Guarini de combiner le caprice
esthétique et un certain mysticisme mathématique, les
problèmes délicats du passage de la théorie à
la réalisation seront toutefois le plus souvent
éludés et Johann Balthasar Neumann, à la
Résidence de Würzburg, fera figure
d'exception.
Lorsque, en 1752, le terme
«beaux-arts» apparaît pour la première fois
dans
l'Encyclopédie,
l'architecture, la sculpture, la peinture et la gravure
occupent tout l'espace de l'art défini comme tel.
Cette autonomie deviendra, à la fin du siècle suivant,
le caractère fondamental de l'œuvre d'art. Avec
Cézanne, la peinture s'affranchit du réel et
l'harmonie picturale existe en soi. Brisant l'acquis de
deux siècles de lutte, l'art moderne, selon le mot de
Michel Tapié, naît «le jour où
l'idée d'art et celle de beauté se sont
trouvées disjointes».
Perdant sa fonction symbolique et coupant
ses racines sociales pour ne devenir que l'expression d'une
individualité, l'art perdra du même coup le contact
avec ses commanditaires et ses destinataires. Ce divorce ne prendra
fin qu'après la
Seconde Guerre
mondiale, lorsque la dispersion des artistes,
l'internationalisation de l'art et sa diffusion intense,
notamment par la multiplication des musées et des galeries,
permettront de renouer la relation entre l'art vivant et le
public.
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