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Un récepteur Philips dit “boîte à jambon” (1931)
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Communiquer par les ondes
La radio a pris son origine dans la démonstration faite entre autres par Maxwell que la lumière n'est qu'un phénomène électromagnétique. Si cette idée était correcte, étant donné que la lumière se propage dans l'atmosphère et l'espace vide, toutes les autres ondes électromagnétiques devaient faire de même. Cela avait une importance de premier plan dans le développement de la science de l'électricité.
Ce qui explique qu'après la démonstration faite par Heinrich Hertz (1886) de nombreux savants aient étudié ce type de phénomène. Guglielmo Marconi transforma ces recherches de laboratoire en une filière industrielle. En 1895 il reliait deux points à 1600 mètres. Ensuite ce fut la liaison trans-Manche (1897), suivie par la liaison entre Poldhu et l'île de Saint John's, en Terreneuve (1901), et entre l'Angleterre et l' Australie (1918). Marconi fut aidé par le Post Office britannique et par les militaires.
Au départ, on transmettait des signaux Morse. D'où l'appellation adoptée en France de T.S.F. Le marché s'élargissait car finalement les bateaux, comme tout système qui ne pouvait pas rester branché sur un réseau, pouvaient communiquer. Les compagnies d'assurance facilitèrent l'essor de la radio en imposant l'installation à bord d'un système radio.
En 1907, Lee de Forest parvint à fabriquer un tube, avec trois électrodes, qui contrôlait la fréquence du signal électrique émis avec une telle précision que l'on pouvait s'en servir comme émetteur de précision et comme récepteur sélectif. Les airs pouvaient dès lors s'encombrer de signaux de toute nature sans danger d'interférer entre eux et de brouiller à jamais le message associé à l'onde électrique. Que manquait-il pour devenir un moyen de communication de masse ?
La radio
La T.S.F. a connu la même
transformation subie par le télégraphe avec
l'arrivé du téléphone. Pendant
la Première
Guerre mondiale, des radioamateurs ont montré que
l'on peut envoyer et recevoir la parole. Désormais la
radio devient un instrument de communication de masse et non plus
un moyen réservé à ceux qui savaient s'en
servir. Les artistes se sont immédiatement emparés de ce
nouveau moyen. Le théâtre entrait dans les maisons tout
comme l'opéra ou l'orchestre symphonique. On
pouvait assister en direct aux spectacles comme à des
événements sportifs ou autres, racontés par un
chroniqueur, en n'abandonnant pas le confort de la
maison.
Le même principe de fonctionnement
de la radio est employé pour détecter des objets qui se
déplacent à haute vitesse et qui ne sont pas
détectables à l'œil nu. Le radar
expérimenté dans l'entre-deux-guerres et qui a
joué un rôle capital dans les combats du dernier
conflit mondial permettait d'observer le ciel et
prévenir d'une attaque imprévue.
Dernière extension de la radio : le
téléphone qui s'était déjà
emparé de la radio pendant la guerre, est aujourd'hui
grâce au téléphone portable la dernière
utilisation de ce qui au départ n'était
qu'une curiosité scientifique. Déjà
d'autres horizons sont envisagés. La radiocommunication
conçue comme la possibilité d'avoir à
disposition en permanence les multiples moyens de communication.
Les débuts de la télévision
Si la transmission du son ne posait pas de
problème, l'envoi à distance d'images
animées prises en directe posait, du point de vue technique,
des difficultés énormes. Ce qui explique que nombreuses
ont été les tentatives de réaliser des appareils de
ce type sans réussite. On peut citer les tentatives de Belin,
de Caselli ou de Nipkow. Pour réussir, il fallait parvenir
à transmettre au moins 16 images à la seconde,
c'est-à-dire adopter une vitesse de transmission qui
fasse voir à l'œil humain l'image en
mouvement.
Le défaut de tous ces types
d'appareils est qu'ils étaient trop lents. Bons
pour transmettre des images fixes, ils ne pouvaient suivre la
vitesse nécessaire pour donner l'image en mouvement.
Pour ce faire, il fallait adopter un mécanisme qui
fonctionne à une vitesse comparable à celle de la
transmission des images. L'électronique devenait le
passage obligé. L'ingénieur russo-américain
Vladimir Kosmic Zvorikyn fabriqua en 1929 un tube qui permettait
d'analyser une image et de la reconstruire à la
vitesse nécessaire. Ce tube est appelé iconoscope et il
est l'élément essentiel de la caméra et de
l'écran de la télévision.
Au début des années trente, les
premières émissions expérimentales, en blanc et en
noir, étaient réalisées dans les pays européens
et aux Etats-Unis. L'une des premières utilisations
commerciales a été la retransmission des jeux olympiques
de Berlin, en 1936. L'ère de la télévision
commerciale débutait.
De la télévision en couleur au numérique
La possibilité de transmettre des
images en couleur de télévision a représenté
pour la
civilisation des
images une étape importante. Le marché des postes de
télévision a été si important qu'une
réelle guerre commerciale s'est déroulée pour
l'adoption d'une norme de codage des signaux. Trois
systèmes cohabitent : le Pal, le NTSC et le Secam. Le nombre
limité des chaînes à l'origine, dû en
partie à la difficulté à délimiter le canal des
ondes utilisées, n'est qu'un souvenir et une
multiplicité de chaînes est actuellement disponible. Il
suffit d'utiliser une bonne antenne et l'on peut capter
les programmes du monde entier.
Si le caractère de loisir de la
télévision est celui qui est perçu en premier
lieu, il ne faut pas oublier que la caméra de
télévision est un instrument scientifique et technique
de premier plan. La robotique utilise la caméra de prise de
vue pour transmettre instantanément des images ; tout le
système est miniaturisé. Ainsi on peut explorer les
fonds sous-marins, ou l'intérieur d'une veine ou
d'un organe du corps humain. La télévision permet
de voir là où l'homme, pour des raisons diverses,
ne peut pas arriver.
La révolution du numérique
permet d'obtenir des images plus nettes de transmettre et
reproduire avec plus de fiabilité le signal correspondant
à une image. Ce passage a été indispensable pour
utiliser rapidement les images qui nous proviennent des
caméras installées sur un satellite qui explore les
planètes de notre système solaire, par exemple.
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