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Les premiers moyens de transport


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Sommaire

 Du portage humain au chameau
 La roue
 La navigation
 Les routes

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Char de guerre lourd à 4 roues
Utilisé par la noblesse et les rois sumériens, il était tiré par 4 onagres armés de javelots.

Du portage humain au chameau

Le moyen de transport terrestre le plus ancien est sans doute le portage humain. Par la suite l'homme a aussi utilisé les animaux pour l'aider : le bœuf, domestiqué dès le Ve millénaire av. J.-C., sera utilisé pour tirer des charges. L'âne domestiqué au IVe millénaire av. J.-C., servira à tirer et à porter des charges ou des personnes. Le cheval, animal de luxe au IIe millénaire av. J.-C., sera plus couramment utilisé par la suite.

 

Quant au chameau, il n'apparaît pas avant le Ie millénaire av. J.-C. Les charges pouvaient être tirées sur un traîneau, comme le montrent des dessins et des signes pictographiques. L'utilisation de la roue a permis, au IIIe millénaire av. J.-C. en Mésopotamie, de tirer des charges beaucoup plus lourdes. Le transport par voie d'eau est aussi très ancien.



La roue
La roue était connue ailleurs qu'en Mésopotamie, mais les Mésopotamiens sont parmi les premiers à en avoir fait un usage systématique. Des maquettes et différentes représentations montrent des chariots à quatre roues pleines, sans doute très pesants et peu maniables, utilisés à des fins civiles ou militaires, mais aussi des chars plus légers à deux roues. Les premières roues étaient faites de deux demi-cercles en bois plein attachés ensemble, cerclées de métal ou renforcées de clous. Les roues à rayons apparaissent au 2 e millénaire av. J.-C. Des petites roues en argile, sans doute restes de maquettes de char, objets votifs ou jouets, sont retrouvées en grande quantité sur les chantiers de fouille.

La navigation
Des embarcations sont représentées sur les sceaux-cylindres, les bas reliefs, ou sous forme de maquettes : bateaux en roseau ou en bois manœuvrés à la rame ou à la gaffe, avec souvent, en Mésopotamie, la proue et la poupe relevées. On utilisait aussi de simples radeaux de troncs d'arbre, parfois stabilisés par des outres gonflées. Certains bateaux pouvaient transporter des cargaisons de plusieurs tonnes. La navigation sur les fleuves était difficile, à cause des méandres et des courants, et les Mésopotamiens ont creusé des canaux permettant de raccourcir les distances et de naviguer en toute sécurité. La navigation dans le Golfe Arabo-persique ou en Méditerranée devait nécessiter d'autres types d'embarcations, comme celles qui sont représentées sur les bas reliefs égyptiens.

Les routes
Les grandes routes de l'époque (par exempe la Route de la soie) ne nous sont pas connues par des cartes, mais par des itinéraires où l'auteur du texte donne la liste des étapes avec, parfois, le temps de trajet qui les sépare. Il devait s'agir généralement de routes de terre, sans préparation ni entretien particulier, sauf sur de très courts tronçons, empierrés ou asphaltés, utilisés pour des processions religieuses. Elles étaient souvent coupées par les pluies et l'usure due à la fréquentation, mais certaines étaient assez spacieuses et carrossables pour permettre le passage de chars rapides qui pouvaient faire une moyenne d'une centaine de kilomètres par jour. Les ponts les plus simples étaient en troncs d'arbres, mais pour de longues portées, on pouvait utiliser des ponts de bateaux ou des ouvrages en pierre. La sécurité des voyageurs n'était pas toujours bien assurée, et ils préféraient voyager en caravanes.

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Pour en savoir plus
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Des transports aux médias
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