|

"Les Temps modernes" de Charlie Chaplin (1936)
|
Le choix du mot
Réunissant sous un même terme l'accomplissement de l'artiste ou de l'artisan à travers leur œuvre, l'obligation à laquelle chacun est soumis de subvenir à ses besoins et l'abstraction conçue par l'économie politique en opposition au capital, le travail, recouvrant des activités qualitativement différentes et provoquant des attitudes contradictoires, identifie désormais la société occidentale. Autour de lui se sont développées sciences, pratiques et institutions spécialisées.
Le verbe « travailler » aurait supplanté le verbe «ouvrer» au XVIIe siècle à cause de confusions avec le verbe «ouvrir». Tandis que «ouvrer» vient du latin operare, «travailler» serait dérivé du latin populaire tripaliare, qui signifie «torturer», «tourmenter» avec le tripalium, un instrument fait de trois pieux destiné à entraver les animaux pour les ferrer ou les soigner.
Au XIIe siècle, le verbe garde encore le sens de «faire souffrir», que l'on retrouve dans des expressions comme «être travaillé par»; l'on dit une «salle de travail» pour une salle d'accouchement. Le sens du nom «travail» a connu une grande extension: le travail du bois peut désigner le travail particulier d'un artisan, l'ensemble d'une filière de métiers ou encore signifier que le bois travaille, échappant par lui-même à la forme que le travail humain prétendait lui donner.
Le labeur et l'œuvre La philosophe américaine Hannah Arendt appuie son analyse de l'opposition entre le travail et l'œuvre, dans la Condition de l'homme moderne, sur le repérage d'une double étymologie qui affecte toutes les langues européennes: grec poiein/ergazestai, latin laborare/facere, anglais labor/work, allemand arbeiten/wirken.
Dans cette perspective, le travail se déploierait dans la sphère des satisfactions biologiques marquée par la continuelle répétition de l'éphémère, alors que l'œuvre concourrait à l'édification durable d'un monde artificiel nettement séparé de la nature. Le monde moderne se caractériserait par le paradoxe d'un développement inégalé de la possibilité des œuvres de l'Homo faber, selon l'expression de Bergson, enseveli par l'effervescence consommatrice triomphale mais désorientée de l'Animal laborans.
Le travail dans l'Antiquité
Si la question théorique du travail
ne se pose pas pour
le citoyen grec,
dans la mesure où elle se trouve pratiquement résolue par
l'esclavage,
elle n'est pas non plus totalement absente. Le travail est
peine, souffrance et appartient à la catégorie de la
nécessité. C'est en tant que l'esclave est un
vaincu qu'il peut être enchaîné aux tâches
serviles, c'est-à-dire méprisables. Il n'y a de
liberté politique pour l'homme que dans la mesure où
il est libéré de la nécessité; si les artisans
accèdent au rang de citoyen, ce n'est pas grâce
à leur travail mais malgré lui.
Répartition des métiers
(Platon)
La description que fait
Platon, dans la
République, de la cité idéale n'est pas celle
de la division du travail, réponse à
l'impératif de productivité, mais celle d'une
répartition des métiers: il s'agit de circonscrire
les désirs de chacun au sein d'une concurrence
émulative intraprofessionnelle afin que la
complémentarité stable des territoires s'accorde au
principe d'autosuffisance. A l'ataraxie du sage
correspond l'idéal d'autarcie économique.
Critique de l'accumulation des
richesses (Aristote)
De la même façon, lorsque
Aristote analyse
la chrématistique, c'est-à-dire l'art
d'acquérir les richesses, il dénonce, en moraliste,
la perversion qui consiste à acquérir l'argent pour
l'argent et non plus pour la satisfaction des besoins de
nature. Il s'agit d'une dénaturation car le besoin,
ordonné à la nature, revêt un caractère
normatif. Il inscrit le vivant dans la temporalité en le
déchargeant, par sa répétitivité, de toute
historicité. En revanche, c'est l'illimitation et
l'insatiabilité du désir qui engendrent la tyrannie
politique; c'est la dénaturation de la valeur
d'usage par la chrématistique, renversant immoralement
le moyen (la richesse) de se délivrer du besoin pour pouvoir
se consacrer à l'épanouissement de son être
véritable en fin sans fin (la recherche insatiable de la
richesse pour la richesse) qui fait peser sur la cité la
menace d'éclatement, le non-sens, la possibilité de
désorientation du rapport au monde, la rupture de la
circularité temporelle.
Les Travaux et les Jours
(Hésiode)
On a souvent cru lire dans les Travaux et les Jours
d'Hésiode (milieu du VIII
e
siècle av. J.-C.) une
célébration du travail. L'essentiel du poème
consiste à distinguer deux luttes: l'une, mauvaise, qui
est celle de la guerre; l'autre, celle de la rivalité au
sein d'un corps de métier. Cette émulation, qui
concerne aussi bien le potier que le mendiant ou le poète, a
pour prix l'excellence au sein de chaque corps: il s'agit
d'être le meilleur en tirant le meilleur de soi-même,
et c'est bien ce que reprendra Platon. Ici, comme chez
Homère ou chez les tragiques, le travail n'est pas honteux
dans la mesure où l'homme s'y épanouit en
accomplissant les puissances que la nature a mises en son
être; mais cela n'est possible que s'il
s'affranchit des contraintes extérieures dictées par
la nécessité: c'est cette dépendance qui est
méprisable. Mais qui alors effectuera la basse besogne? Si
Hésiode énonce la valeur poétique du travail
vécu dans le cycle des saisons et l'accord avec la nature,
il distingue bien ergon («œuvre») et ponos
(«peine», «fatigue»), dont on peut se
décharger sur l'esclave, l'animal ou «une femme
achetée, non pas épousée». Le travailleur est
donc ici un être intermédiaire entre l'esclave et le
guerrier: il n'est ni l'un ni l'autre, et l'on ne
saurait trouver dans les catégories grecques une unification
sous le même terme d'activités qualitativement
toujours très différentes.
Le travail dans les Temps modernes
C'est à la suite de lents
progrès
techniques, joints à l'immense désir de
connaître, qu'autour du XVII
e
siècle vont se nouer des
facteurs politiques, économiques et intellectuels, se
renforçant dans leur conjugaison, pour donner l'impulsion
à un processus qui continue de constituer le monde
industrialisé. Parallèlement au parcours de la
planète par les hommes, les idées et les produits
s'opère la rupture de l'unité autarcique que
représente la seigneurie du Moyen Age: le besoin d'argent
pour satisfaire des désirs nouveaux venus d'ailleurs
provoque le défrichage (et l'affranchissement des serfs)
et dépolarise le paysage social vers les concentrations
urbaines naissantes, lieux de marché.
Cet immense mouvement de mise en
circulation s'accompagne d'un renouvellement de la
pensée du mouvement: la formidable puissance
techno-scientifique que recèle la mathématisation du
réel, et contenue dans le mot d'ordre cartésien de
devenir «maîtres et possesseurs de la nature»,
modifie radicalement l'ordre du monde; le cosmos
hiérarchisé et finalisé d'Aristote éclate
en univers infini galiléen.
La complémentarité possible
entre l'invention technique et le soulagement de la fatigue du
travail est bien posée d'emblée, mais elle se
réalise effectivement au travers, et par suite au service, de
la domination naissante d'une nouvelle classe: la bourgeoisie.
Cette classe tire sa richesse - et de là son pouvoir
- de l'argent et donc du développement des
échanges des produits; elle est ainsi intéressée
à l'accélération de leur production et de leur
circulation. En rupture avec les idéaux aristocratiques
d'oisiveté, dérivés eux-mêmes de
l'opposition latine de l'otium («loisir») au
negotium («affaire»), la bourgeoisie affirme la valeur du
travail, et son grand problème est de pouvoir en fixer le
prix.
La spécificité du travail humain
Dans la préface au Traité du
vide,
Pascal dégage
l'opposition entre l'instinct animal et la raison de
l'homme. Les alvéoles que construisent les abeilles
n'ont pas varié depuis mille ans: il s'agit là de
la «perfection bornée» de la nécessité
naturelle, innée, immuable et répétitive. La raison,
au contraire, doit constamment apprendre. Disposant de la
mémoire et du langage, elle innove sans cesse et fait entrer
l'homme dans un processus cumulatif, source de l'histoire
et du progrès. Cette dernière notion sert de paradigme au
XVIII
e
siècle, où l'on prend
conscience, par ses aspects les plus visibles,
c'est-à-dire les plus matériels et les plus
mécaniques, que l'amélioration des moyens techniques
du travail est elle-même issue de l'immense effort de
l'homme.
La créature, à l'image de
son créateur, est elle-même créatrice, et cette
création se manifeste au cœur du travail.
La main et le cerveau
Dans l'Idée d'une histoire universelle
d'un point de vue cosmopolitique,
Kant essaie de
trouver à l'histoire un sens sans lequel la vie de
l'homme sur Terre ne vaudrait pas la peine. Pour cela, il
reprend le finalisme d'Aristote selon lequel la nature, sage,
ne fait rien en vain; toutes les parties d'un organisme sont
comme des moyens en vue de la vie du tout qui les produit, les
nourrit, les répare. Dans cette mesure, chaque organe
s'explique par sa fonction dans la réalisation de cette
totalité. Pour pouvoir penser le sens de l'histoire,
Kant nous demande de faire «comme si» la nature avait
voulu que l'homme ne disposât que de la raison -
et non de l'instinct - pour s'accomplir,
c'est-à-dire réaliser sa destination morale. Pour
lui, «la nature a voulu que l'homme tire
entièrement de lui-même tout ce qui dépasse
l'agencement mécanique de son existence
animale...»; la faible adaptation naturelle de l'homme
est non pas le signe d'un oubli mais celui-là même
de la Providence.
L'homme n'a ni cornes, ni griffes,
ni crocs, mais il dispose d'un organe qui peut fabriquer toutes
sortes d'outils ayant le double avantage d'être
amovibles et interchangeables. La main, dont Kant dit qu'elle
est la partie visible du cerveau, marque la disposition technique
de l'homme, condition même de la moralité, et comme
telle renvoie à la nature d'un être de raison.
«Ce n'est pas parce qu'il a une main que l'homme
pense, mais parce qu'il est le plus intelligent qu'il a une
main», a écrit
Aristote. En
effet, cet organe n'aurait aucun sens s'il ne dotait pas
l'être capable de s'en servir, c'est-à-dire
doué de raison. La main, d'une remarquable
complexité, rend possibles à la fois une grande
sensibilité et une grande agilité. Non
spécialisée, elle est d'une immense polyvalence et
polyfonctionnalité, non pas un outil mais un rassemblement
d'outils, ajoute Aristote. Dans le Geste et la Parole,
André Leroi-Gourhan reprend l'analyse
aristotélicienne à la lumière de la
paléontologie: la spécificité de l'humanité
se constitue dans l'adaptation au bipédisme, au cours de
laquelle les modifications de la charpente corporelle
s'accompagnent des évolutions cérébrales. La
station debout libère la main, qui, devenant organe de la
prise, libère à son tour la bouche, rendue disponible au
langage. Ainsi, le langage (la pensée et la connaissance) et
la main (le geste, l'action, l'activité
créatrice) ont «un rapport organique» et, en tant
que phénomènes humains, s'engendrent et se
développent mutuellement dans des relations réciproques
et rétroactives incessantes.
L'idée philosophique de travail
Cet état naturel de
non-spécialiste, cet inachèvement essentiel, est la
condition d'une aptitude particulière de l'homme
à s'adapter comme à se créer lui-même,
étant lui-même sa propre fin. Si le travail trouve chez
Kant une valeur, c'est avant tout la valeur éducative de
nous préparer à la liberté.
Maîtrise et servitude (Hegel)
La notion philosophique de travail trouve son
accomplissement chez
Hegel, notamment
à travers l'exposition, dans la Phénoménologie
de l'esprit, de la dialectique des figures de la conscience:
«Maîtrise et Servitude». Il ne suffit pas que
l'homme ait conscience d'être un vivant parmi les
vivants. Par la satisfaction de ses besoins, il ne dépasse
pas la sphère de l'animalité. Il faut encore
qu'il accède à la liberté comme marque propre
de l'humanité. Or son statut d'homme libre doit
être confirmé, reconnu par autrui. C'est ainsi que
le désir de reconnaissance donne lieu à une lutte
à mort entre deux consciences. L'une renonce à
mettre en jeu ce par quoi il ne se différencie pas de
l'animal (montrant par là que c'est ce qu'elle a
de plus cher), c'est-à-dire sa vie: c'est celle du
Valet. L'autre conscience, celle du Maître, n'est
reconnue dans sa liberté que par une conscience
«reconnaissante» qui devient sa chose, et non par un
autre homme libre. Elle devient même valet du Valet, dont
elle se borne à consommer les produits. De son
côté, le Valet est engagé dans une activité
transformatrice du monde où il se forme
lui-même.
A travers son aliénation, il
accomplit la véritable humanité, qui se reflète
dans les produits de sa création, tandis que le Maître
sombre dans la consommation passive, l'inculture et
l'oisiveté, c'est-à-dire retourne à ce
qu'il avait d'abord nié. A la liberté purement
subjective du Maître, illusoire et tautologique, d'une
identité abstraite, se substitue une liberté qui
s'inscrit, qui s'incarne dans l'altérité du
monde en le faisant sien. A la transparence vide de la conscience
de soi théorique s'opposent l'obscurité du
désir et son extériorisation médiatisée dans
le travail. Le travail, «désir refréné»,
prolonge l'impulsion créatrice de l'enfant qui joue
à lancer des pierres dans l'eau; il objective la
liberté, qui est la marque propre de l'humanité, et
devient son essence même.
Le travail général quantitatif
abstrait (Adam Smith)
L'apport décisif de l'économiste anglais
Adam Smith
(Recherches sur la nature et les causes de la richesse des
nations, 1776) est de mettre en évidence que la
richesse d'une nation ne réside pas dans l'or et
l'argent mais qu'elle est essentiellement produite par le
travail. Il établit que, en dépit des différences
qualitatives entre les travaux, l'existence du marché
est la preuve par le fait que les produits du travail sont
réellement commensurables. Le prix de chaque chose est le
prix que coûte la quantité de travail nécessaire
pour la produire. Des produits différents
s'équivalent s'ils sont fournis par des
quantités égales de travail: sa mesure approximative
est la durée d'une journée de labeur dans une
société déterminée, et tient compte de
l'intensité du travail et du talent. Ainsi
l'estimation de la valeur ne remonte-t-elle pas à son
origine, c'est-à-dire au rapport entre les
différents travailleurs dans la division du travail, mais se
fixe au rapport que les marchandises entretiennent entre elles.
Dans le discours de l'économie politique, le travail
devient ainsi une même activité
indifférenciée générale abstraite, unifiant,
par-delà les différences concrètes, toutes les
formes de travail. Mais si le travail est la mesure
inhérente de toute valeur, quelle est la valeur du travail
lui-même?
Le salaire et le travail aliéné
(Marx)
Marx applique au
mode de production capitaliste l'analyse qu'Aristote
faisait de la mauvaise chrématistique. Selon Aristote, la
division des métiers rend les échanges nécessaires
pour la satisfaction des besoins: le maçon veut des
chaussures, et le cordonnier une maison. Du coup, toute chose a
une double valeur: valeur d'usage et valeur
d'échange. La monnaie n'est qu'un moyen pour
rendre mesurables des choses inégales, faciliter les
échanges en dépassant le troc. La formule de
l'économie normée par la satisfaction des besoins
est donc: marchandises contre argent contre marchandise (le
cordonnier vend des chaussures, achète une maison).
L'ordre contre-nature s'instaure lorsque
l'accumulateur n'achète des marchandises qu'en
vue de leur valeur d'échange; le schéma devient
alors: argent-marchandises-argent, atteignant son comble dans
l'usure (argent contre argent).
Pour Marx, le travail est une marchandise
spéciale: sur le marché se trouvent des hommes, qui
n'ont pour subsister d'autre moyen que la vente de leur
force de travail (ils sont dans le schéma
marchandise-argent-marchandise). Le capitaliste possède des
machines et loue cette force de travail pour fabriquer des
marchandises qu'il revendra (le schéma est
argent-marchandise-argent). La location de la force de travail a la
propriété de fournir toujours plus de quantité de
travail, donc de valeur d'échange, que ce qu'elle
coûte: le salaire. Marx démontre le mécanisme de
l'exploitation à travers les notions de salaire, profit et
plus-value.
Atomisation sociale, massification des
individus
Loin de constituer la réalisation de
l'humanité, le mode de production capitaliste porte
à son point ultime la réduction de la vie et de
l'activité humaines à leur valeur marchande, fait
entrer le travail dans un processus qui en nie le sens, en vide
parasitairement le contenu. Son développement est le
développement même du travail aliéné, et donc
de l'aliénation de la société entière,
soumise à une atomisation croissante. L'aliénation
du travail a pour contrepartie sa valorisation idéologique,
qui maintient cette aliénation même. Cette apologie,
qui prépare celle du travailleur en tant que travailleur,
est dénoncée par Paul Lafargue, gendre de Marx, dans
son pamphlet le Droit à la paresse.
L'aliénation, pour Marx, concerne
trois plans qui se renforcent réciproquement: la
séparation et l'asservissement des hommes entre eux; la
séparation et l'asservissement des hommes par leurs
propres produits; la division de l'homme lui-même (à
laquelle renvoient les oppositions externes travail/loisir,
productif/improductif, manuel/intellectuel, etc.).
Condamné à un travail de plus en
plus intense, répétitif et parcellaire, le salarié
se trouve atteint dans son intégrité physique et mentale,
l'ensemble de ses facultés étant réduit au
sous-développement ou hypertrophiquement sollicité dans
une dimension exclusive momentanément sélectionnée,
comme le montre
Herbert Marcuse
dans l'Homme unidimensionnel. Le travail déchoit en simple
moyen d'existence. Les progrès de la division du travail
accentuent la division de l'homme lui-même dans ses actes
et ses pensées, rendant ces dernières inopérantes
pour qu'il se ressaisisse dans sa globalité. En même
temps qu'elle atomise la société, morcelle
l'individualité, elle unifie en uniformisant.
L'atomisation sociale a pour corrélat la massification des
individus.
Marcuse, dans son ouvrage intitulé
Manuscrits économico-philosophiques de Marx montre que, pour
Marx, l'aliénation du travail constitue une véritable
«catastrophe de l'essence humaine». Alors que
l'existence de l'homme est un moyen pour réaliser son
essence, c'est au contraire l'essence de l'homme qui
devient pour lui le moyen d'assurer sa simple existence.
Le travail, activité centrale de la société
Qu'il soit défini comme
procès de transformation du monde ou comme moyen
d'accomplissement ou d'asservissement de l'individu, le
travail est une telle référence que le philosophe Paul
Ricœur écrit, dans la partie «Travail et
parole» d'Histoire et Vérité: «C'est
précisément cette apothéose du travail qui
m'inquiète. Une notion qui signifie tout ne signifie plus
rien.»
|