Reine de Bohème et de Hongrie venant de la dynastie Habsbourg
Parmi tous les monarques de la dynastie Habsbourg, Marie-Thérèse était la première et la seule femme qui occupait le trône tchèque. Elle a régné pendant 40 ans en transformant la vieille monarchie en état moderne. Elle est classée à juste titre parmi les grandes personnalités de l’histoire.
Marie-Thérèse a pris son règne à l’âge de 22 ans après la mort de son père, Charles VI. Tout s’est passé sur la base d’une loi qui assurait l’indivisibilité des pays héréditaires de la monarchie Habsbourg et la succession d’après l’aînesse dans la ligne masculine ou féminine. Mais l’héritage offert par le père de Marie-Thérèse était dans un état triste.
A cause de nombreuses guerres, la monarchie a été financièrement épuisée et il n’y avait pas de personnes compétentes à diriger le pays. En plus, pendant premiers huit ans de son règne, Marie Thérèse a dû s’occuper surtout des guerres. Le comte de Bavière, Charles Albert, avait des prétentions sur les pays tchèques et autrichiens et il n’a pas accepté Marie-Thérèse comme le successeur du trône. Le roi prussien, Friedrich II, a demandé à Marie-Thérèse de lui céder quelques territoires en Silésie. Comme elle ne voulait pas accepter ses demandes, Friedrich II a envahi en 1740 la Silésie. L’Espagne voulait obtenir la Lombardie. Au cours de la guerre de l’héritage autrichien, Marie-Thérèse a perdu certains de ses territoires. Mais elle a gagné le droit de gouverner la monarchie.
Pendant les années de la guerre, Marie-Thérèse a abondé en énergie étonnante, en audace et en esprit de décision. Le talent politique, le bon sens et le jugement sain ne lui ont manqué non plus. A part de ses obligations politiques, elle était la mère et l’épouse dévouée. Elle avait seize enfants en total, dont dix lui a survécu. Les peines des premières années du règne de Marie-Thérèse signalisaient le mauvais état et l’arriération de la monarchie composée de plusieurs pays hétérogènes.
La reine s’est décidée à moderniser son empire et ses activités réformatrices représentaient le commencement de l’époque d’absolutisme rational. Le but était de renforcer le pouvoir du monarque dans ses pays en fondant le réseau des autorités locales. L’administration des pays a donc été effectuée par les fonctionnaires de l’Empire. L’Etat a commencé à favoriser la fondation des manufactures, le développement de la fabrication industrielle et la construction de l’infrastructure. Ensuite la réforme monétaire et scolaire est venue. La monarchie caduque est devenue état moderne centralisé.
Le fils aîné de Marie-Thérèse, Josef II, qui a régné avec elle à partir de 1765, a continué la réalisation des réformes de sa mère.
Au cours de la première guerre de Silésie dans les années 1740-1742, Marie-Thérèse a perdu quelques territoires en Silésie. Les frontières de la monarchie autrichienne, qu’il fallait protéger, ont été déplacées vers le continent profond. Et c’était la forteresse d’Olomouc, qui était le point idéal pour la protection de la Moravie du Nord. Mais la forteresse a nécessité la rénovation. Les plans de la construction de la forteresse ont été établis par l’ingénieur impérial, M. de Rochepin, et Marie-Thérèse les a signés en mai 1742. C’était François de Lorraine, le mari de Marie-Thérèse et l’empereur allemand à partir de 1745, qui a effectué la première inspection des forteresses d’Olomouc.
Dans cette ville, François de Lorraine a rencontré le roi de Pologne et l’électeur de Saxe, Auguste III. En été 1748, il a fait sa deuxième visite de la ville d’Olomouc en venant avec son épouse. Leur programme a compris la visite du monastère des prémontrés à Hradisko, pendant laquelle ils ont allés voir le spectacle de l’opéra. La deuxième visite du couple royal à Olomouc a été effectuée en septembre 1754 pendant leur voyage à travers l’Autriche, la Bohème et la Moravie. Marie-Thérèse et son mari François de Lorraine ont participé à la consécration de la colonne de la Sainte Trinité sur la Place Haute. La rue nommée Moyenne a changé son nom en rue Thérèse et ce nom a été donné aussi à la nouvelle porte municipale, qui s’est conservée jusqu’à nos jours.
Sources
Kol. autoru, Kdo byl kdo v našich dejinách do roku 1918, Praha 1996
Kol. autoru, Olomouc, Olomouc 2002