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Dossier(s) : Personnages > Personnages Epoque Contemporaine > Volta, Alessandro Côme, 1745 - id, 1827 © Hachette Multimédia/Hachette Livre
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Alessandro Volta
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Physicien italien.
Dans le domaine de l'électrostatique
Alessandro, comte Volta. Rompant avec certaines traditions juridiques de sa famille, il choisit de se consacrer à l'étude de l'électricité. Il y avait été initié en fréquentant le cabinet de curiosités de son ami Gattoni pendant ses études au séminaire. Il entra en correspondance avec l'abbé Nollet et Giovanni Beccaria. Sur les conseils de ce dernier, il entreprit de monter des expériences, apprenant à compenser l'impécuniosité par l'ingéniosité.
Des particules en mouvement
Critiquant les idées de Franklin, qui inspiraient les recherches de Beccaria, il conçut l'électricité comme étant une matière dont les particules s'attirent. Il réinterpréta sur cette base les phénomènes connus, tout en reconnaissant la valeur des théories dualistes qui séduisaient alors les cercles savants. Vers 1775, il mit au point un «électrophore perpétuel», appareil qui, une fois chargé, semblait pouvoir produire sans fin des décharges électrostatiques. Les discussions soulevées par cette prétendue vertu de l'électrophore eurent pour principal résultat l'abandon général de la notion d'«atmosphère électrique», c'est-à-dire l'idée que tout corps aurait été environné d'électricité.
Electrophore et condensateur
À cette époque, Volta venait d'être nommé principal du collège royal de Côme. Il y enseigna en outre la physique expérimentale et y fit la découverte du méthane. Un voyage dans les pays germaniques lui permit de rencontrer quelques savants, dont Horace de Saussure. Dans une lettre à ce dernier, datée de 1778, il fit usage des nouvelles notions de capacité et de tension, sans doute découvertes dans un mémoire de Cavendish. De son électrophore, il dériva un «condensateur» pour lequel il énonça la relation Q = CU. À partir de 1779, il occupa une chaire de physique à Pavie. En 1780, il entreprit un second voyage qui le mena en France et en Angleterre.
Soucieux d'établir une mesure de l'électricité à valeur universelle, comme il en existait pour la température, il définit une unité de tension avec laquelle il étalonna l'électromètre inventé par Saussure et que lui-même améliora. Plus tard, on nomma «volt» l'unité de tension en hommage à ces travaux. Ses recherches étaient liées à l'étude de l'électricité atmosphérique : il s'agissait de mesurer d'hypothétiques variations de l'électrisation de l'air. Volta tenta en vain ces mesures avec Laplace et Lavoisier, puis il crut obtenir des résultats positifs en Angleterre.
Son électrophore lui donna l'occasion de quelques recherches en chimie. Il développa la technique de l'eudiomètre, provoquant une réaction entre gaz enclos grâce à une étincelle électrique. Réalisant ainsi méthodiquement la combustion de l'hydrogène dans l'air, il approcha de très près les résultats qui devaient être ceux de Gay-Lussac et de Humboldt concernant la proportion de l'oxygène dans l'air.
Le galvanisme
En 1792, Volta commença une longue série d'expériences relatives à la découverte faite par Galvani un an plus tôt. Il montra que, contrairement à la thèse de ce dernier, l'électricité n'était pas d'origine animale, mais que sa cause résidait dans la mise en contact de deux corps différents, deux métaux notamment. Il commença à classer les couples de métaux en fonction de leur «force électromotrice».
Mais il reconnut aussi la nécessité d'un troisième corps, un conducteur humide, le nerf dans le cas de la jambe de grenouille. Améliorant la précision de ses instruments de mesure, il chercha à optimiser la composition de son montage. En 1800, il annonça, par une lettre à la Royal Society, la constitution qu'il avait définitivement arrêtée pour sa «pile»: des paires de disques, l'un en argent l'autre en zinc, et, entre elles, du carton humide.
La pile voltaïque
Après le retour des armées françaises en Italie, Volta se proposa pour aller manifester à Paris la reconnaissance de la République cisalpine. Il montra son invention, devant le premier consul notamment. Il fit valoir la différence majeure qu'il y avait entre sa pile et les machines électrostatiques : la première faisait circuler un courant électrique de basse tension, alors que la circulation était faible et la tension élevée pour les machines. Le galvanisme fut définitivement discrédité. La pile voltaïque fut promptement utilisée en chimie. L'électrolyse de sels permit la découverte du sodium et du potassium.
Comte, puis sénateur
L'instauration de l'empire valut à Volta d'être fait comte puis sénateur du royaume d'Italie. Son activité scientifique cessa. Il avait été élu membre de la Royal Society en 1791. En 1803, il eut droit au même honneur à Paris. Expérimentateur inventif et rigoureux, il se montra de valeur inégale comme théoricien. Ne se mêlant pas de physique mathématique, il n'en avait pas moins le souci de la mesure et de la précision. On peut noter qu'il traita avec succès du problème de la détermination du coefficient de dilatation des gaz, puis qu'il obtint la valeur 1/276. Mais il ne publia pas son résultat.
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