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Dossier(s) : Personnages > Personnages Antiquité > Plutarque Chéronée, Béotie, 50 apr. J.-C. - id., 125 apr. J.-C. © Hachette Livre et/ou Hachette Multimédia
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Plutarque C'est le plus grand biographe de l'Antiquité et de loin le plus grand auteur grec de l'époque romaine.
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Une vie équilibrée
En grec Ploutarkhos. Ecrivain, historien et moraliste grec. Plutarque appartenait à une famille ancienne. Il reçut une solide instruction, qu'il alla compléter à Athènes en 66. Puis il voyagea en Grèce et en Egypte. Il fut envoyé par ses concitoyens comme ambassadeur à Corinthe près du proconsul d'Achaïe.
Plus tard, il vint à Rome, où il fit d'assez longs séjours. Il ouvrit alors une école d'éloquence et donna des lectures et des conférences en langue grecque.
Revenu en Grèce vers 96, il se fixa à Chéronée, se maria et mena une vie simple, consacrée aux travaux littéraires et aux soins familiaux.
Ses concitoyens le tinrent en grande considération et le choisirent comme archonte, c'est-à-dire magistrat principal de la ville; il fit partie du collège sacerdotal de Delphes et, pendant les Jeux, exerça les fonctions de grand prêtre d'Apollon. Plutarque fut un auteur fécond. Un grand nombre de ses ouvrages ne nous sont pas parvenus. Les autres ont été classés en deux groupes, les Vies parallèles et les oeuvres morales, auxquels il convient d'ajouter les Propos de table, dialogue vivant traitant des sujets les plus divers.
Un moraliste
Les Vies parallèles des hommes
illustres de la Grèce et de Rome (50 biographies), où il
oppose deux par deux (sauf pour quatre biographies) un grand homme
Grec à un grand Romain, sont plutôt l'œuvre
d'un moraliste que celle d'un historien: Alcibiade et
Coriolan, Aristide et Caton le Censeur,
Périclès
et Fabius, Pyrrhus et Marius,
Alexandre le Grand
et
César,
Démosthène
et
Cicéron.
Tout en étudiant la vie des hommes
célèbres, Plutarque se propose de montrer que les Grecs
ne le cèdent en rien aux Latins; d'où ce
parallélisme arbitraire, conduisant parfois
l'écrivain à rapprocher des personnages qui n'ont
que de lointains points communs.
Oeuvres morales
Les oeuvres morales se composent de 65 traités. Les uns nous entretiennent de questions morales ou philosophiques: «De la vertu morale»; «De l'éducation des enfants»; «Sur la paix de l'âme»; «Consolation à sa femme sur la mort de sa fille»; «De la destinée»; «Du démon de Socrate», etc. D'autres traitent de religion, d'histoire ou de politique: «Sur les oracles de la Pythie»; «De la cessation des oracles»; «De la superstition»; «les Questions romaines»; «les Questions grecques»; «la Monarchie» ; «la Démocratie et l'Oligarchie», etc. Ou bien de littérature et de rhétorique: «De la malignité d'Hérodote»; «Vies des dix orateurs», etc. Enfin, de sciences ou de médecine: «Questions de physique»; «Préceptes d'hygiène», etc.
Plutarque est surtout un moraliste: il accepte trop volontiers ses informations sans contrôle sérieux et manque d'esprit critique. Il s'intéresse moins à présenter des faits, bien qu'il soit un conteur admirable, qu'à découvrir le cœur humain. Il aime le bien et le beau. Heureux d'avoir l'occasion de les glorifier, il le fait avec toute sa simplicité d'honnête homme et avec cette bonhomie qu'Amyot, au XVIe siècle, s'est plu à mettre en relief dans sa célèbre traduction.
De la Renaissance jusqu'au XIXe siècle, Plutarque fut le plus populaire des écrivains de l'Antiquité. Son influence sur Michel de Montaigne, William Shakespeare , Pierre Corneille, Jean-Jacques Rousseau et la Révolution française a été considérable. La critique moderne le place aujourd'hui à un rang qui reste important.
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