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Dossier(s) : Personnages > Personnages Moyen Age > Masaccio San Giovanni Valdarno, 1401 - Rome, 1428 © Hachette Livre et/ou Hachette Multimédia
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Masaccio © Boston, Isabella Stewart Gardner Museum
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Peintre italien. Tommaso di Ser Giovanni
di Mone Cassai , dit Masaccio. Malgré sa courte vie, Masaccio
eut une influence déterminante sur les artistes de
la Renaissance,
dont on peut considérer qu'il est l'un des premiers
avec
Brunelleschi et
Donatello.
Un jeune artiste novateur
Masaccio se rend à Florence, où,
en 1422, il s'inscrit à la corporation des
médecins et des pharmaciens. Il entre dans le cercle de
Masolino da Panicale et des peintres florentins. On ne sait
exactement si Masolino (bien plus âgé que lui) fut son
maître, ou si la position de Masaccio était plus
indépendante. Masaccio est en fait le continuateur de Giotto
par la force de ses sentiments, le calme de sa composition, la mise
en valeur des volumes.
Léonard de
Vinci, dans son Traité de la peinture, a défini,
avec justesse, la nouveauté de Masaccio:
« Après Giotto, l'art retomba en
décadence pendant plus d'un siècle, parce que les
peintres commencèrent à imiter les œuvres de
Giotto. Puis vint le Florentin Tommaso (Masaccio); il prouva, par
la perfection de ses œuvres picturales, que tous ceux qui ne
prennent pas comme modèle la nature, cette éducatrice
de tous les maîtres, s'efforcent vainement de faire de
l'art. »
Masaccio s'engage dans le travail sur
la perspective et le naturalisme de l'art de la Renaissance.
C'est un des inventeurs de la perspective, et, à ce titre,
le premier peintre de la Renaissance: son génie a ouvert la
voie à des recherches nouvelles. Il a contribué à
introduire à Florence les positions de Brunelleschi et de
Donatello.
Les chefs-d'œuvre d'une
courte activité
Ses principales œuvres furent
réalisées en commun avec Masolino da Panicale. De son
séjour florentin on remarque la Sainte Anne,
vers 1424-1425 (musée des Offices, Florence), mais
surtout les fresques de la chapelle Brancacci à Santa Maria
del Carmine à Florence, sauvées de peu de la destruction
au XVII
e
siècle. Elles révèlent
toute la force de cet humanisme naissant: la vérité
psychologique des visages et des attitudes, l'intégration
des personnages dans des décors qui ne sont pas des
«placages». Ces fresques comportent notamment les
Scènes de la vie de saint Pierre (le Tribut, Saint Pierre
baptisant les néophytes, la Distribution des biens de la
communauté) et les Episodes du Péché originel, dont
Adam et Ève chassés du Paradis, d'un réalisme
tragique.
On peut attribuer également à
Masaccio la Trinité (Santa Maria Novella, Florence), ainsi que
le polyptyque du Carmine de Pise, réalisé vers 1426,
et actuellement disséminé en divers lieux de
conservation: Londres, Berlin, Naples, Pise et Vienne. Il y
applique les principes de la perspective et l'incidence de la
lumière sculptant le relief des corps.
Masaccio rejoint Masolino à Rome afin de
réaliser un polyptyque pour Santa Maria Maggiore, la Madone de
la neige, et les fresques de la chapelle du cardinal Branda
Castiglione. Il meurt à Rome à l'âge de
27 ans.
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