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Dossier(s) : Epoques > Epoque moderne > La Réforme protestante 1517 - 1560
 Le mur des Réformateurs à Genève Guillaume Farel, Jean Calvin, Théodore de Bèze et John Knox (de gauche à droite) © Photo Sécurité civile Genève
La motivation profonde de la Réforme est le retour de la chrétienté à sa pureté primitive. Le plus grand nom qui lui reste attaché est celui de l'Allemand Martin Luther (1483-1546). Le cœur de sa doctrine est le salut par la foi tel que saint Paul l'énonce dans l'Epître aux Romains. Les œuvres et la morale ne sont pour lui que les produits de la foi. Elles sont sans aucun mérite car tout est un don de Dieu. L'affaire des indulgences est l'occasion pour lui de publier un manifeste, les 95 thèses, dans lequel il développe cette doctrine évangélique. Excommunié et mis au ban de l'empire, Luther peut malgré tout poursuivre son action grâce à la protection de Frédéric le Sage, Electeur de Saxe.
Jean Calvin (1509-1564) est le second grand nom de la Réforme. Dans son Institution de la religion chrétienne (1536), il s'intéresse, contrairement à Luther, à la diffusion de la Réforme dans le monde séculier. A Genève, il s'efforce d'établir politiquement et socialement une véritable théocratie, pleine d'originalité, créatrice d'un certain type de civilisation, mais aussi très juridique et très autoritaire.
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